Israël en guerre - Jour 144

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Von Der Leyen sur le Hamas, les résidents d’implantations et l’embrasement régional

La présidente de la Commission européenne s'est exprimée sur ces trois points au Parlement européen à Strasbourg

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen prononçant un discours lors d'une session plénière au Parlement européen, à Strasbourg, le 13 décembre 2023. (Crédit : Frederick Florin/AFP)
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen prononçant un discours lors d'une session plénière au Parlement européen, à Strasbourg, le 13 décembre 2023. (Crédit : Frederick Florin/AFP)

Ursula von der Leyen s’exprimait en français mercredi matin dans le cadre d’un débat au Parlement européen sur la présidence espagnole du Conseil.

Voici le texte intégral de son intervention mercredi matin à Strasbourg :

« Il y a deux mois, j’étais en Israël dans le kibboutz Kfar Aza, juste après les attaques terroristes du Hamas. Et j’étais à Rafah le mois dernier, où nous travaillons main dans la main avec l’Égypte et les Nations unies pour apporter davantage d’aide vers Gaza.

Israël a le droit de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l’horreur du 7 octobre ne se reproduise jamais. En même temps, Israël a le devoir de faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les civils, même si le Hamas les utilise comme boucliers humains.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en gauche, en visite à Kfar Azza, le 13 octobre 2023. (Crédit : Ursula von der Leyen/X)

En effet, le Hamas pourrait mettre fin à cela en arrêtant le combat, en libérant les otages et en arrêtant de se cacher derrière les civils. La pause des hostilités nous a permis d’augmenter notre aide humanitaire à Gaza, avec l’aide de plusieurs ONG. L’Union européenne, avec les États membres, a organisé 24 vols de pont aérien humanitaire, avec plus de 1 000 tonnes d’aide, et six autres vols sont prévus jusqu’à la fin du mois. Au-delà de l’aide d’urgence, nous devons aussi chercher à rétablir la voie vers une solution à deux États.

Et en effet, il ne peut y avoir de paix que s’il existe également une perspective politique tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens. Nous devons maintenant nous concentrer sur trois axes de travail.

Premièrement, sur les principes pour le ‘jour d’après’. Depuis notre discussion au Parlement européen il y a un mois, le consensus dont on a discuté ici s’est renforcé. C’est une bonne nouvelle. Notre action diplomatique doit continuer, aussi en vue d’une future conférence internationale de paix.

Deuxièmement, il y a la situation en Cisjordanie. La montée de la violence des colons extrémistes inflige d’immenses souffrances aux Palestiniens. Elle compromet les perspectives de paix durable et elle pourrait aggraver davantage l’instabilité régionale. C’est pour cela que je suis favorable à sanctionner ceux qui sont impliqués dans les attaques en Cisjordanie. Ils doivent être tenus responsables. Cette violence n’a rien à voir avec la lutte contre le Hamas et doit cesser.

Et cela m’amène au troisième point : la nécessité d’éviter un embrasement régional. Nous avons constaté une intensification des échanges de tirs de la part du Hezbollah à la frontière nord d’Israël. Nous avons également vu les attaques des Houthis avec les missiles balistiques, des drones sur Israël, mais aussi une augmentation des attaques contre les navires de commerce en mer Rouge. Tout ceci est dangereux. Une escalade peut être évitée. Nous devons continuer à travailler avec tous les acteurs internationaux pour contenir la violence et ouvrir des perspectives. Nous devons tout faire pour mettre fin à cette guerre et pour renouveler l’espoir en ces temps sombres. »

De la fumée s’élevant lors d’un échange de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah, à la frontière entre Israël et le Liban, le 3 décembre 2023. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Lundi, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles, le patron de la diplomatie européenne Josep Borrell a indiqué que d’éventuelles sanctions à l’encontre d’extrémistes israéliens en Cisjordanie avaient été discutées. « Il n’y a pas eu d’unanimité », avait-il précisé, ajoutant qu’il ferait néanmoins une proposition aux Etats membres.

De son côté, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui assure être un ami d’Israël, a déclaré : « nous devons dire que ça suffit, ça suffit la mort de civils innocents à Gaza. Les bombardements doivent cesser immédiatement ».

L’AFP a contribué à cet article.

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