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Washington redemande à Israël d’autoriser la presse étrangère à entrer dans Gaza

Selon un responsable américain, cette question n'est pas l'une des priorités de l'administration Trump ; le président avait déclaré en août qu'il aimerait que cela se produise

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des journalistes gazaouis couvrant la guerre et la crise humanitaire, dans le centre de la bande de Gaza, le 26 juillet 2025. (Crédit : Ali Hassan/Flash90)
Des journalistes gazaouis couvrant la guerre et la crise humanitaire, dans le centre de la bande de Gaza, le 26 juillet 2025. (Crédit : Ali Hassan/Flash90)

L’administration du président américain Donald Trump exhorte Israël à autoriser les journalistes étrangers à entrer dans la bande de Gaza maintenant qu’un cessez-le-feu est en vigueur, ont déclaré lundi deux responsables américains au Times of Israel.

Washington avait déjà formulé cette demande plus tôt dans l’année et, en août, lorsque la presse l’avait interrogé sur le sujet, Trump avait répondu qu’il souhaitait que les journalistes étrangers soient autorisés à entrer à Gaza, tout en soulignant que la sécurité n’y était pas assurée.

Certaines zones de l’enclave sont plus dangereuses que d’autres, car Israël contrôle toujours la moitié est de la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre. L’administration Trump a renouvelé sa demande visant à permettre aux journalistes d’accéder à la bande de Gaza, a déclaré l’un des responsables américains.

Cependant, le deuxième responsable américain a reconnu que cette question ne figurait pas parmi les priorités de Washington, laissant entendre que la pression exercée par les États-Unis sur ce sujet ne serait pas excessive, ce qui pourrait permettre à Israël de maintenir son interdiction.

La Maison Blanche n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Trump a déclaré dimanche qu’il avait fait pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur un certain nombre de questions depuis son retour au pouvoir.

Le président américain Donald Trump (à gauche) s’entretenant avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 octobre 2025. (Crédit : Evelyn Hockstein/Pool via AP)

« J’ai dû le pousser un peu dans un sens ou dans l’autre. J’ai fait un excellent travail en le poussant », a déclaré Trump dans une interview accordée à l’émission « 60 Minutes » de la chaîne CBS, ajoutant que Netanyahu est « un homme très talentueux… [qui] n’avait jamais été poussé auparavant ».

« Je n’ai pas aimé certaines choses qu’il a faites, et vous avez vu ce que j’ai fait à ce sujet », a-t-il ajouté.

La politique d’Israël, déterminée par le ministre de la Défense et l’armée, consiste à refuser l’accès indépendant à Gaza à tous les journalistes depuis le début de la guerre, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Israël a toutefois autorisé les journalistes israéliens, et dans une moindre mesure les journalistes étrangers, à entrer dans l’enclave en tant que reporters embarqués avec Tsahal.

Des manifestants et des journalistes rassemblés pour protester contre la faim dans le quartier de Rimal, à Gaza-City, le 19 juillet 2025. (Crédit : Omar al-Qattaa/AFP)

Le 23 octobre, la Haute Cour a accordé à l’État un délai supplémentaire de 30 jours pour présenter une mise à jour de sa position concernant l’entrée indépendante des journalistes dans la bande de Gaza, à la suite d’un recours déposé par la Foreign Press Association (FPA). Ce recours avait été déposé en 2024 et l’État avait présenté sa réponse en juin de cette même année.

Au cours de l’audience du 23 octobre, les trois juges ont souligné que la situation à Gaza avait considérablement changé depuis que l’État avait déposé sa réponse, en raison du cessez-le-feu entré en vigueur au début du mois.

Dans son recours, la FPA fait valoir que l’interdiction générale d’accès indépendant à Gaza pour les journalistes « contrevient aux principes fondamentaux de l’État en tant que pays démocratique et constitue une atteinte grave, disproportionnée et déraisonnable à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, à la liberté d’exercice de la profession de journaliste et au droit à l’information ».

Les arguments avancés par l’État pour refuser l’accès indépendant de la presse à Gaza reposaient sur des considérations de sécurité, à savoir, le risque que la présence de journalistes n’expose les soldats de Tsahal, ainsi que les reporters eux-mêmes, à des dangers que la cessation des hostilités est censée atténuer.

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