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William Daroff met en garde contre toute manipulation de la Loi du retour

Le chef de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines estime que la proposition du futur gouvernement menace un "fondement du sionisme"

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Le leader de l'opposition et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, parle à William Daroff, directeur-général de la Conférence des présidents, à la Knesset de Jérusalem, le 22 février 2022. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader de l'opposition et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, parle à William Daroff, directeur-général de la Conférence des présidents, à la Knesset de Jérusalem, le 22 février 2022. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Un éminent dirigeant juif américain, réputé pour ne pas être critique, a exprimé lundi de sérieuses inquiétudes quant à la proposition du futur gouvernement de limiter la Loi du retour d’Israël, affirmant qu’elle menaçait un « fondement du sionisme ».

S’exprimant lors d’une conférence sur les liens israélo-américains, le chef de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, William Daroff, a souligné qu’il était peu enclin à critiquer le gouvernement, plaisantant qu’ils étaient « à court de temps » lorsqu’ils ont été interrogés sur la coalition naissante, mais il a fait une exception pour répondre à la demande des partis religieux de supprimer la clause dite « des petits-enfants » de la Loi du retour.

Cette clause permet à toute personne ayant au moins un grand-parent juif d’obtenir la citoyenneté, à condition qu’elle ne pratique pas une autre religion.

« La Loi du retour est l’un des fondements du sionisme. Nos ancêtres ont repris les lois de Nuremberg et ont dit que si un grand-parent suffisait à vous faire tuer, il suffisait à vous faire entrer », a expliqué Daroff. (Bien que similaire, la Loi du retour n’est pas réellement basée sur les lois de Nuremberg des nazis, bien que ce soit une croyance largement répandue.)

Le directeur général de la Conférence des présidents a ajouté qu’il est « très préoccupé » par la volonté de modifier cette clause.

Plusieurs groupes juifs internationaux ont exprimé leurs inquiétudes quant à cette proposition et à son effet potentiellement délétère sur les liens entre Israël et la diaspora, ainsi qu’à d’autres mesures législatives exigées par les membres du parti HaTsionout HaDatit dans le cadre des négociations de coalition.

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