Women’s March : une membre critique d’Israël et du FBI limogée en 2 jours
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Women’s March : une membre critique d’Israël et du FBI limogée en 2 jours

Zahra Billoo reconnaît que la formulation de certains de ses propos était maladroite, mais les maintient néanmoins

Zahra Billoo faisait partie des 17 nouveaux membres de la direction du mouvement Women's March aux États-Unis. (Crédit : Women's March via JTA)
Zahra Billoo faisait partie des 17 nouveaux membres de la direction du mouvement Women's March aux États-Unis. (Crédit : Women's March via JTA)

Une nouvelle membre de la direction de la « Marche des femmes » ayant dénigré Israël et le FBI sur Twitter a été renvoyée au terrorisme d’un vote, deux jours après avoir été nommée.

« Zahra Billoo est démise de la direction sans délai », a fait savoir le bureau du mouvement sur Twitter mercredi. « Nous avons estimé que certaines de ses déclarations publiques étaient incompatibles avec les valeurs et la mission de l’organisation. La Marche des femmes continuera à bâtir un mouvement inclusif et efficace qui donne une place à toutes les femmes. »

Zahra Billoo est une avocate qui officie également comme directrice exécutive du bureau du Conseil des relations américano-islamiques pour la région de San Francisco.

Sa nomination au sein de la direction du mouvement féministe, avec celle de 16 autres membres, a été annoncée lundi, le même jour de la nouvelle de la démission de certaines de ses membres fondatrices Linda Sarsour, Tamika Mallory et Bob Bland. Elles ont également été au cœur d’une controverse, car elles n’auraient pas condamné et, dans certains cas, encouragé l’antisémitisme au sein du mouvement.

La Marche des femmes a fait savoir à la Jewish Telegraphic Agency qu’elles partaient, car leur mandat était arrivé à leur terme.

Dans une série de 25 tweets mercredi soir, Zahra Billoo a fustigé la décision de la renvoyer, qu’elle attribue à une « campagne de diffamation islamophobe menée toujours par les mêmes adversaires, qui me ciblent depuis longtemps, moi, mes collègues et quiconque ose exprimer son soutien aux droits humains des Palestiniens et à leur droit à l’auto-détermination ».

Billoo s’est qualifiée elle-même de « fière antisioniste » et estime qu’Israël n’a pas le droit d’exister. Elle a également accusé l’État juif de perpétrer des crimes de guerre « tel un hobby » et l’a accusé d’être responsable d’un « apartheid permanent ».

Entre autres tweets controversés, elle avait notamment écrit : « L’armée d’Israël, ne vaut pas mieux que l’État islamique. Ce sont toutes les deux des organisations terroristes génocidaires » et que « les sionistes racistes soutenant l’État d’apartheid israélien » lui faisait plus peur que « les jeunes mentalement dérangés que le #FBI recrute pour intégrer l’État islamique ».

Zahra Billoo a également écrit mercredi que « en revoyant les tweets en question, je reconnais avoir écrit avec passion. Même si j’aurais formulé certains de mes propos différemment aujourd’hui, je les maintiens ».

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