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Yom Hazikaron : « Je suis un kahaniste », hurle un policier bénévole à un manifestant âgé

L'incident a eu lieu lors d'un affrontement entre des partisans et opposant du ministre de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, au cimetière militaire d'Ashdod

Un volontaire de la sécurité hurle sur un manifestant à l'extérieur du cimetière militaire d'Ashdod le 13 mai 2024. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)
Un volontaire de la sécurité hurle sur un manifestant à l'extérieur du cimetière militaire d'Ashdod le 13 mai 2024. (Crédit : Sam Sokol/Times of Israel)

Un volontaire assurant la sécurité au nom de la police lors d’une cérémonie de Yom Hazikaron lundi a été filmé en train de crier sur un manifestant âgé qui s’opposait à la présence du ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, lors de l’événement.

Le volontaire armé, vêtu d’un treillis vert et portant une casquette de policier, a fait face au manifestant, qui s’est plaint que le membre controversé du cabinet était un adepte du défunt rabbin ultranationaliste Meir Kahane.

« Moi, je suis un kahaniste », a crié le policier au manifestant en se frappant la poitrine.

Une vidéo de l’incident filmée par le Times of Israel a été visionnée plus de 150 000 fois et a suscité de vives critiques à l’égard de la police.

« Cette ordure sera certainement promue, et certainement pas suspendue », a tweeté le député d’extrême gauche Ofer Cassif (Hadash-Taal). « Et après ils diront que la police n’est pas une milice nazie. La SS israélienne est déjà en construction ».

Des préoccupations similaires ont été exprimées de l’autre côté de l’échiquier politique, avec le député Evgeny Sova (Yisrael Beytenu) – dont le parti a récemment tenté de démettre Cassif de ses fonctions – déclarant au Times of Israel qu’il était « particulièrement triste et inquiétant que quelqu’un portant un uniforme de police et une casquette l’identifiant comme policier se vante d’appartenir à une idéologie raciste et messianique ».

Ben Gvir est un adepte de feu le rabbin Meir Kahane, fondateur du parti Kach, aujourd’hui interdit, qui prône l’expulsion des Palestiniens et des Arabes israéliens.

Il a déjà été condamné pour incitation à la violence et soutien à un groupe terroriste, pour avoir distribué des autocollants sur lesquels on pouvait lire « Expulser l’ennemi arabe » et « Kahane avait raison ». Il s’est vu refuser le service militaire obligatoire dans les Tsahal en raison de son militantisme d’extrême droite dans sa jeunesse.

Il y a quelques années encore, le ministre – qui est aujourd’hui à la tête de la police israélienne – avait accroché au mur de sa maison une photographie de l’assassin juif Baruch Goldstein. Goldstein est responsable du massacre, en 1994, de 29 fidèles musulmans au Tombeau des Patriarches à Hébron.

Ancien avocat et agitateur d’extrême droite, Ben Gvir a réussi à entrer à la Knesset pour la première fois en 2021 avec l’aide du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Netanyahu, qui a manigancé une fusion des partis d’extrême droite pour éviter la perte de voix de droite sur des listes qui ne parviendraient pas à franchir le seuil électoral lors des élections de cette année-là.

Un porte-parole de Ben Gvir n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Contactée par le Times of Israel, la police israélienne a déclaré :

« La police a agi, lors des événements de Yom HaZikaron, avec une grande sensibilité face à toute tentative de provocation et de perturbation délibérée, compte tenu de la grande importance de ces événements pour les familles endeuillées et pour les citoyens d’Israël en général ».

« L’incident n’a pas été présenté dans son intégralité et la vidéo ne montre qu’une partie de la scène ; le citoyen a en fait tenté à plusieurs reprises de provoquer la police, y compris le membre bénévole de l’équipe de sécurité… En ce jour chargé en émotions, tout le monde est supposé faire preuve de tolérance. Ce cas sera examiné et des leçons seront tirées en conséquence ».

Pendant le discours de Ben Gvir lors de la cérémonie commémorative de lundi matin au cimetière militaire d’Ashdod, des affrontements ont éclaté entre les opposants et les partisans du ministre, les manifestants qualifiant le politicien d’extrême droite de « criminel » et de « déserteur » et exigeant qu’il quitte la cérémonie annuelle.

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