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Yoram Hemo démissionne après avoir éreinté la gestion de la guerre à Gaza – médias

Le responsable du Conseil de Sécurité nationale aurait écrit que les objectifs poursuivis dans la guerre étaient loin d'être atteints, recommandant un changement total d'approche

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu convoquant une réunion du cabinet de guerre, à Tel Aviv, à 00h15 le 14 avril 2024. (Crédit : Autorisation)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu convoquant une réunion du cabinet de guerre, à Tel Aviv, à 00h15 le 14 avril 2024. (Crédit : Autorisation)

L’ancien responsable des politiques de défense et de la planification stratégique au sein du Conseil de sécurité nationale a démissionné, la semaine dernière. Il a quitté ses fonctions après avoir présenté au cabinet de guerre un document de dix pages où il affirmait que la gestion de la guerre à Gaza nuisait à ses objectifs, ont fait savoir les médias israéliens dans la journée de lundi.

Le docteur Yoram Hemo a présenté sa démission, la semaine dernière, après la remise du document – un document qui n’aurait pas été bien accueilli par Tzachi Hanegbi, le Conseiller à la sécurité nationale.

Dans ce rapport, dont l’existence a été signalée par la Douzième chaîne et par Haaretz, Hemo a averti que si la prise en charge de la guerre ne changeait pas, le Hamas ne serait pas pleinement vaincu ; que les efforts livrés pour obtenir la libération des otages pourraient durer pendant des années et qu’Israël n’aurait d’autre choix que celui d’imposer une gouvernance militaire dans la bande.

« Nous pouvons continuer avec la même approche et avec l’opération à Rafah mais en fin de compte, nous allons nous retrouver avec les mêmes problèmes qui sont même susceptibles d’empirer », a-t-il mis en garde.

« Il faudra très longtemps » pour vaincre le Hamas « avec l’approche actuelle et je doute que nous y parvenions », a continué Hemo.

Il a ajouté qu’arrêter la guerre était un argument précieux dans les négociations portant sur la remise en liberté des captifs qui se trouvent encore entre les mains du Hamas mais que « après l’opération à Rafah, cet argument pourrait bien perdre la plus grande partie de sa valeur ».

Le général de brigade réserviste Yoram Hemo en 2019. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée a lancé son opération à Rafah, au début du mois, après des mois de pourparlers indirects sur la finalisation d’un accord avec le groupe terroriste palestinien, un accord qui aurait permis aux otages d’être relâchés – des pourparlers qui n’ont toutefois entraîné aucun résultat. Néanmoins, l’offensive lancée dans la ville est plus limitée que ce qui avait été envisagé de prime abord et des informations ont laissé entendre, mardi, qu’elle pourrait être encore réduite en ampleur.

Dans le contexte du raid à Rafah, a affirmé Hemo, Israël risque « de transformer les otages en problème qui durera des années entières avec tout ce que cela signifie en matière de résilience nationale, de liberté d’action pour le pays, avec l’incapacité d’atteindre les objectifs de la guerre ».

Par ailleurs, même si Israël déclare avec force ne pas vouloir prendre le contrôle de Gaza dans l’après-guerre, le gouvernement a, pour le moment, évité de prendre des décisions concernant la gouvernance future à Gaza – un sujet qui divise le cabinet de guerre alors que le ministre de la Défense, Yoav Gallant, et le ministre de cette cellule de commandement militaire gouvernementale, Benny Gantz, somment Netanyahu de déterminer qui prendra les rênes de Gaza au lendemain du conflit.

« Cet échec à désigner un gouvernement alternatif à long-terme rend la lutte contre les tentatives du Hamas visant à rester au pouvoir difficile », a écrit Hemo dans son rapport.

Et dans ces circonstances, s’est-il alarmé, Israël pourrait se trouver dans l’obligation de prendre le contrôle militaire de l’enclave palestinienne, « avec des difficultés qui, à long-terme, pourraient ramener le Hamas au pouvoir ».

Haaretz a indiqué que le document avait provoqué la colère de Hanegbi, qui avait donné pour instruction au cabinet de l’ignorer – mais le Conseil de sécurité nationale a confié au quotidien que cette information n’était pas vraie et que le Conseiller à la sécurité nationale lui-même avait encouragé Hemo à le présenter.

Les soldats israéliens en opération à l’est de Rafah, dans la bande de Gaza, sur une photo diffusée, le 15 mai 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Dans une déclaration faite à la Douzième chaîne, le Conseil de sécurité nationale a affirmé que la démission de Hemo était prévue depuis plusieurs mois, l’homme souhaitant quitter son poste pour des raisons personnelles, ajoutant que son départ n’a été en rien lié avec ce document.

La guerre entre Israël et le Hamas avait commencé le 7 octobre 2023 lorsque l’organisation terroriste avait commis un massacre dans le sud d’Israël. Près de 1 200 personnes, des civils en majorité, avaient été tuées par les hommes armés et 252 personnes avaient été kidnappées, prises en otage dans la bande de Gaza.

Israël avait alors lancé une offensive à Gaza, avec pour objectif de démanteler le Hamas et d’obtenir la remise en liberté des captifs.

Il resterait 124 otages qui avaient été capturés par le Hamas, le 7 octobre, à Gaza – tous ne seraient plus en vie – après la libération de 105 civils des geôles du groupe terroriste pendant une trêve d’une semaine, fin novembre. Quatre captives avaient été remises en liberté précédemment. Trois otages vivants ont été secourus par les soldats et les dépouilles de 16 otages ont été récupérées, notamment celles de trois Israéliens qui avaient été tués accidentellement par l’armée.

Tsahal a confirmé la mort de 37 otages du Hamas, citant de nouvelles informations et renseignements obtenus par les soldats sur le terrain, à Gaza.

Une personne est encore portée-disparue depuis le 7 octobre. Son sort reste indéterminé.

Le Hamas détient également les corps sans vie de deux soldats tombés au combat, Oron Shaul et Hadar Goldin, depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015 respectivement.

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