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Zelensky compte sur Israël pour se joindre aux sanctions contre la Russie

L’État juif, jusqu’à présent, a évité de se joindre aux nations qui ont imposé des sanctions à Moscou suite à l'invasion de l'Ukraine en février

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy assiste à une conférence de presse après le sommet de la Plate-forme Crimée à Kiev, en Ukraine, le 23 août 2022. (Crédit : Andrew Kravchenko/AP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy assiste à une conférence de presse après le sommet de la Plate-forme Crimée à Kiev, en Ukraine, le 23 août 2022. (Crédit : Andrew Kravchenko/AP)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi s’attendre à ce qu’Israël prenne part aux sanctions internationales contre la Russie en raison de son invasion de son pays, après s’être entretenu avec le Premier ministre Yair Lapid.

« Je compte sur l’adhésion de son pays aux sanctions contre la Russie et la fourniture d’une assistance pratique à l’Ukraine pour contrer l’agression de la Fédération de Russie », a écrit Zelensky sur Twitter.

Il a également souligné qu’il s’agissait de son premier appel téléphonique avec Lapid, qui est devenu Premier ministre en juin après la démission de Naftali Bennett suite à l’effondrement du gouvernement.

Suite à l’invasion russe de l’Ukraine, au mois de février, les pays occidentaux ont imposé des sanctions économiques qui prennent pour cible les institutions financières de Moscou – parmi lesquelles la banque centrale, l’industrie maritime et du commerce, les secteurs technologiques et de l’aviation, et toute la communauté des richissimes oligarques et les membres de leurs différents cercles.

La Russie a été exclue du système bancaire international, ce qui a entraîné la dégringolade de la valeur du rouble.

Et un nombre croissant d’entreprises occidentales ont fait savoir qu’elles cessaient leurs opérations dans le pays. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, plus de 400 compagnies – des firmes technologiques, des fabricants majeurs et des marques prisées par les consommateurs qui ont fait savoir qu’elles se retiraient de la Russie, selon un pointage réalisé par une équipe de chercheurs de l’université de Yale. La liste comprend, entre autres, Visa, Apple, Facebook, Mastercard, Amazon, Google, Ford, Dell, DHL, et McDonald’s, ainsi que des marques du secteur du luxe comme Burberry, Hermès, Ferrari et Rolls Royce.

Israël est parvenu jusqu’à présent à marcher sur la corde raide entre la Russie et l’Ukraine. Il y a des communautés juives dans les deux pays et la Russie maintient une présence militaire lourde en Syrie, sur la frontière nord de l’État juif, où l’armée israélienne doit pouvoir conserver le droit de continuer ses raids aériens contre des cibles liées à l’Iran.

A LIRE : Israël n’a pas sanctionné la Russie, mais les firmes doivent être prudentes

Le Premier ministre Naftali Bennett a personnellement rencontré le président russe Vladimir Poutine au début du mois et il s’est entretenu au téléphone avec lui à plusieurs occasions, comme cela a été également le cas avec le président Volodymyr Zelensky.

L’État juif, jusqu’à présent, a évité de se joindre aux nations qui ont imposé des sanctions.

Mais même si l’État juif ne prend aucune mesure contre des entités ou des opérations russes, la portée énorme des sanctions mondiales, et en particulier celles qui ont été imposées par les États-Unis, le Royaume-Uni ou l’Union européenne – des régions avec lesquelles Israël entretient des liens économiques profonds – affecteront toutes les firmes, organisations ou organisations à but non-lucratif israéliennes qui entretiennent des relations, d’une manière ou d’une autre, avec la Russie.

Shoshanna Salomon a contribué à cet article.

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