Le 16 février dernier, le Conseil de Paris a adopté une initiative portée par la droite qui condamne le boycott envers Israël et les appels à participer à ce boycott lors de manifestations sur l’espace public, renforçant la loi française, déjà en place, qui considère que le BDS contre Israël et les Israéliens est illégal.

Cette initiative s’oppose à toutes les tentatives d’isoler Israël du concert des nations et réaffirme la promotion d’une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. L’initiative vise à poursuivre et à renforcer les relations avec les villes israéliennes et palestiniennes au niveau municipal.

Suite à cette décision du Conseil de Paris, une pétition a été adressée à Manuel Valls, à François Hollande et à la Cour de Cassation afin « d’abolir la nouvelle loi interdisant de boycotter Israël au nom de la liberté d’expression». Cette pétition a été relayée par le site Change.org.

D’autre part, le président de l’Association France Palestine Solidarité, Taoufiq Tahani, est également intervenu face au voeu du Conseil de Paris, considèrant que cette décision est une atteinte à la liberté d’expression.

Selon ses statuts, l’association France Palestine Solidarité « a pour vocation le soutien au peuple palestinien notamment dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux. »

Dans une tribune d’une Nouvel observateur, Taoufiq Tahani, dénonce « la force du lobby pro-israélien » et « la naïveté » des élus
dont les « mesures d’intimidation n’étoufferont pas la protestation qui monte en France et dans le monde. Protestation contre la politique de colonisation, d’occupation et d’apartheid mise en place par leurs amis au pouvoir en Israël qui ne peut qu’aggraver le chaos régional ! »