Eyal Yifrach, 19 ans, Naftali Fraenkel, 16 ans, et Gil-ad Shaar, 16 ans, les trois adolescents israéliens enlevés dont les corps ont été retrouvés lundi, ont compris très vite qu’ils avaient été enlevés dans la nuit du 12 juin.

Ils avaient ait de l’auto-stop pour regagner leur maison à l’extérieur de Alon Shvut dans le Gush Etzion au sud de Jérusalem peu après 22 heures, et ont été pris par une Hyundai i35.

« Les deux principaux terroristes impliqués dans l’enlèvement sont Marouane Kawasmeh et Amer Abou Eisheh, membres du Hamas à Hébron, qui sont recherchés par le Shin Bet et l’armée israélienne », avait indiqué le Shin Bet, le service de la sécurité intérieure, dans un communiqué du 26 juin.

Reconnaissant, trop tard, que la voiture n’était pas un véhicule israélien innocent, l’un des adolescents a appelé la police à 22h25 et murmura : « Nous avons été enlevés. » L’appel a été transféré immédiatement à un agent de sexe féminin, qui a continué à poser des questions sans recevoir aucune réponse.

L’appel a duré 2h09 minutes et a ensuite été coupé. L’officier a appelé le numéro à huit reprises, mais est tombé cinq fois sur la messagerie et le réseau ne fonctionnait pas à trois reprises.

Les ravisseurs, se sont apparemment rendus compte que l’appel avait été passé, ont tiré sur les trois adolescents peu de temps après sur la banquette arrière de la voiture, d’après des sources militaires.

Il n’était pas définitivement clair si le plan prévoyait déjà de garder les trois adolescents en vie. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi soir qu’ils ont été assassinés « de sang-froid. »

Les tueurs ont ensuite conduit encore 10 minutes, avant de changer de véhicule. Ils ont abandonné la Hyundai, un véhicule relativement neuf et y ont mis le feu.

Ils ont transféré les corps dans le second véhicule, et l’ont conduit près du terrain situé dans la région de Halhul où les trois cadavres ont finalement été découverts, liés, partiellement enterrés, et d’après des témoins oculaires, ils n’étaient « pas en bon état », le lundi après-midi. La terre où les corps ont été laissés appartient à la famille Kawasme, selon la Deuxième chaîne.

L’appel d’urgence, passé à l’insu des tueurs n’avait pas suscité d’alerte pour les forces de sécurité d’Israël.

L’officier supérieur n’a pas transmis l’information à ses supérieurs ni écouter l’enregistrement des preuves supplémentaires, concluant qu’il s’agissait d’un canular. Les forces de sécurité avaient réalisé qu’il s’agissait d’un enlèvement, et ont entamé ce qui est devenu une opération de recherche de 18 jours, « Gardien de nos frères, seulement environ sept heures plus tard.

En supposant qu’ils ont été pourchassés tout de suite, les ravisseurs ont rapidement abandonné les trois corps, et se sont sauvés.

Les forces de sécurité israéliennes ont commencé une série de recherches dans les maisons des familles des suspects Marouane Kawasmeh et Amer Abou Eisheh. Mais les deux ravisseurs présumés étaient toujours en liberté lundi soir.