L’agence des Nations unies qui, la semaine dernière, a trouvé des roquettes dans une école de Gaza (qui est sous son égide) aurait remis cet arsenal au Hamas, d’après des responsables israéliens. Ceux-ci ont accusé l’organisation d’aider activement le mouvement terroriste dans le but d’attaquer des civils israéliens.

« Les roquettes ont été transmises aux autorités gouvernementales dans la bande de Gaza, c’est-à-dire le Hamas. En d’autres termes, l’UNRWA a remis des roquettes au Hamas qui pourraient bien être tirées sur Israël », a déclaré un haut responsable israélien au Times of Israel.

Un autre haut fonctionnaire a déclaré, lui, que l’UNRWA [l’agence des Nations unies pour les secours aux réfugiés palestiniens] chargée de superviser les efforts humanitaires dans la bande de Gaza, a été atteinte du « syndrome de la femme battue » pendant des années et « a tenté de s’attirer les bonnes grâces du Hamas ».

Un porte-parole de l’UNRWA a déclaré que l’organisation a donné les missiles aux « autorités locales », qui répondent au gouvernement d’unité nationale soutenu dirigé par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. L’UNRWA a promis d’enquêter pleinement sur l’incident une fois la fin des combats et de tenir toutes les parties concernées au courant, mais a refusé de publier toutes les photos des armes.

« Conformément à la pratique de longue date des Nations-Unies dans les opérations humanitaires de l’ONU à travers le monde, les incidents impliquant des munitions non explosées qui pourraient mettre en danger les bénéficiaires et le personnel sont transmises aux autorités locales », a déclaré dimanche au Times of Israel le directeur de la communication de l’UNRWA, Christopher Gunness.

« Immédiatement après la découverte des fusées, l’UNRWA a informé de façon proactive les parties concernées et a pris toutes les mesures nécessaires pour l’élimination des objets, avec succès, afin de préserver la sécurité de l’école. Les autorités locales tombent sous la coupe du gouvernement de consensus national à Ramallah. Ils se sont engagés à passer un message à toutes les parties afin de ne pas violer la neutralité de l’UNRWA ».

Un diplomate occidental au courant de l’incident a déclaré qu’il n’existe « absolument aucune preuve » que l’UNRWA ait remis les roquettes au Hamas. Au contraire a-t-il suggéré, les autorités qui ont recueilli les roquettes sont sous l’autorité directe du gouvernement palestinien d’union nationale, « que le Hamas a laissé en l’état et pour qui beaucoup au sein du Hamas sont ouvertement hostiles.

Le point-clé c’est que les armes ont été remises à des personnes qui ne sont pas responsables du Hamas », a déclaré le diplomate, se référant au fait que le gouvernement d’unité, pas le Hamas, est officiellement au pouvoir à Gaza.

A Jérusalem, ces affirmations sont rejetées, même ridiculisées. « À maintes reprises, au fil des années, l’UNRWA est maltraitée par des hommes armés de différentes factions terroristes qui utilisent les installations des Nations unies pour stocker des armes et tirer des roquettes, pour voler de l’équipement humanitaire ou encore causer des dommages dans les hangars de l’UNRWA », a déclaré au Times of Israel un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.

« Contre toute évidence, l’UNRWA refuse de reconnaître la réalité et tente, de manière totalement pathétique, de se faire bien voir du Hamas, en prétendant que rien de grave n’est arrivé… », a déclaré le haut fonctionnaire. « C’est un cas classique du syndrome de la femme battue, dont nous avons été témoins pendant des années de la part de l’UNRWA. Les habitants de Gaza, et en fait les contribuables des pays qui contribuent à son budget – y compris Israël – méritent mieux ».

Israël prévoit de soulever cette question avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, qui devrait arriver mardi en Israël.