La proposition de résolution, déposée par les députés socialistes, a été largement adoptée par les députés de l’Assemblée nationale.

La France soutient un calendrier de deux années pour aboutir à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien, a déclaré vendredi dernier le chef de la diplomatie Laurent Fabius, au moment où les Palestiniens s’apprêtent à demander à l’ONU le retrait israélien en 2016.

Lors d’une question au gouvernement, Harlem Désir, Secrétaire d’État aux Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international s’est exprimé au sujet de la reconnaissance, répétant les déclarations faites par Laurent Fabius la semaine dernière, à savoir qu’il se joignait aux efforts français pour la tenue d’une conférence de paix visant à tenir un calendrier sur 2 ans.

Cette résolution a un poids symbolique fort, mais elle n’engage pas le gouvernement. Le Sénat votera à son tour le 11 décembre prochain.

Le Times of Israël a suivi en direct pour vous le vote.

Fin du direct

Harlem Désir a rappelé la position constante de la France

Le député UMP du Vaucluse ne votera pas « volontairement ». « Oui à un État palestinien, mais pas sous ce calendrier. »

UMP : le groupe a eu une réunion ce matin

Nicolas Sarkozy dit vouloir favoriser une décision commune et partagée.

Le groupe SRC s’exprime

François Loncle, député PS de l’Eure rappelle les propos de Pierre Mendès-France. Il rappelle qu’il y a eu quatre guerres, des pourparlers inaboutis et l’enlisement qui prévaut, la colère des populations.

« Ce blocage fait le jeu des extrémismes des deux bords. » Il rappelle la position constante de la diplomatie française.

« Hollande a réaffirmé la coexistence des 2 États, comme la seule solution pour la paix. » « La communauté internationale doit se mobiliser. » « Notre texte signifie un appui à la relance des pourparlers, vise à stopper l’aggravation des tensions, à conforter le camp de la paix. »

« Anisi une pétition a été lancée et signée par 700 personnalités et présentée par Elie Barnavi.

« Combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de processus de paix et poursuivre le processus de paix comme s’il n’y avait pas de terrorisme », avait déclaré Yitzhak Rabin. Ces propos sont rappelés par le groupe PS.

Christian Jacob pour l’UMP : « de qui se moque-t-on ? »

Le président de l’UMP fustige la France de François Hollande. Il s’insurge de la démarche qui vise à « imposer la reconnaissance d’un État comme si nous étions sous la IV ème République ».

Il ne croit pas aux effets positifs de cette résolution, qui court-circuite la position du président.

Le député Seine Maritime dénonce la faiblesse de l’autorité de Hollande sur la scène diplomatique internationale.

« Oui à un État palestinien mais sans dénigrer la sécurité d’Israël ».

« Cette position, c’est celle de De Gaulle, de Giscard d’Estaing, de Mitterrand, de Sarkozy qui a eu le courage de faire voter l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO. »

« La voix de la France compte plus que les démarches politiciennes. »  » Votre résolution ne résoudra rien et risque d’opposer des Français ici entre eux. »

« Vous n’avez pas manifestement mesuré le risque de cette résolution. C’est une faute majeure. »

Le groupe UMP ne votera pas cette résolution. »

Philippe Vigier pour l’UDI : « c’est un sujet grave »

« La question du droit des Palestiniens doit être abordée avec modestie et prudence. »

Il rappelle la position de la France qui a soutenu l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO sous Sarkozy.

« L’UDI est convaincue que la reconnaissance d’un État reste l’apanage de l’exécutif français. »

Il compare la démarche britannique, suédoise et espagnole.

Pour lui, il faut souligner que la France compte la plus grande communauté juive d’Europe. Il reproche à Fabius la démarche qui n’est pas claire en terme de calendrier et de méthode.(Le ministre doit, d’après lui, remporter les voix des partenaires européens). Il dénonce l’absence d’enthousiasme du gouvernement.

« La paix ne se fera pas sans les pays arabes. » Il est regrettable que cette résolution ne dise pas un mot sur le Hamas. « L’État palestinien doit devenir un État fort, sur. »

« La majorité des députés de l’UDI ne votera pas pour cette résolution. »

Les députés s’agitent et le président de l’Assemblée les dénonce.

François de Rugy : « le groupe écologique votera avec fierté » la résolution

« Cette résolution constitue une invitation au rapprochement. »

« Les actes terroristes se sont multipliés  » depuis la fin de l’opération Bordure protectrice.

« Personne ne peut contester les graves dérives antisémites de cet été. »

Il réaffirme le droit d’Israël à exister en sécurité.

« Le peuple palestinien se heurte à des obstacles majeurs, la colonisation demeure une violation du droit international, qui menace la reprise des pourparlers.

Il rappelle la charte du Hamas qui ,prône la destruction d’Israël.

Capture d’écran François de Rugy (Crédit : LCP)

Capture d’écran François de Rugy (Crédit : LCP)

Paul Giacobbi pour le groupe PRG : la résolution est bien une « injonction »

Le vice-président de la commission des affaires étrangères reproche l’absence du ministre des Affaires étrangères et du Premier ministre.

Il reconnaît la sincérité des auteurs, mais fustige la charte du Hamas qui prône le Djihad.

Le groupe se partagera entre le vote ‘oui’ et ceux qui ne participeront pas au vote « de cette aventure législative. »

Il salue la conférence que Paris veut organiser pour la paix.

Capture d’écran Vice-président de la commission des affaires étrangères Paul Giacobbi (Crédit : LCP)

Capture d’écran Vice-président de la commission des affaires étrangères Paul Giacobbi (Crédit : LCP)

Asensi pour le groupe GDR : « nous apporterons toutes nos voix »

« A 24 reprises, nous avons demandé cette résolution. »

« C’est un droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ce n’est pas une faveur. »

« Le moment est venu de mettre fin au calvaire des Palestiniens. Il est temps de « dire ‘non’ à la colonisation du gouvernement Netanyahu et au mur de la honte. »

Il regrette qu’il n’y ait pas d’égalité vis-à-vis de « l’occupant » [israélien].

« Il n’est pas trop tôt pour voter cette résolution, le Parlement a toute légitimité à voter cette résolution, il consiste à confirmer le plan de partage de 1947. »

« Refuser cette résolution revient à refuser les résolutions de l’ONU. »

« Le moment est venu de remplacer les murs par des ponts. » « Le monde attend que la France se hisse au niveau de son histoire et de son message universel. »

Capture d’écran François Asensi (Crédit : LCP)

Capture d’écran François Asensi (Crédit : LCP)

Résultat : 339 ‘pour’, 151 voix ‘contre’ et 16 abstentions

La résolution non-contraignante a été adoptée à une large majorité.

Goasguen : « on a l’impression que le gouvernement s’est défaussé du Parlement »

Il s’agit d’un « coup d’épée dans l’eau ». Le député-maire du 16ème arrondissement espère qu’il n’y aura pas de conséquences dangereuses, qu’on arrive à un État palestinien par la négociation. »

Il fustige les démarche politiciennes de la gauche.

Il salue le rôle de Sarkozy ce matin pour avoir convaincu certains hésitants à ne pas voter.

« On n’a pas favorisé la paix, ce n’est pas un succès. »

Capture d’écran Claude Goasguen

Capture d’écran Claude Goasguen

Harlem Désir : « ce vote est un appel à relancer le processus de paix »

« Il faut rechercher une solution », surtout par le truchement de l’Union européenne qui est le premier payeur pour les Palestiniens mais qui n’a aucun poids, a déclaré le Secrétaire d’État aux Affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international.

Il faut une sécurité pour les deux pays.

Capture d’écran Harlem Désir

Capture d’écran Harlem Désir