Une collection controversée d’affiches sur le thème de la Palestine ne sera pas incluse dans le Registre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO en raison de sa nature haineuse, a réitéré lundi la directrice de l’organisation.

Elle a rejeté les informations qui suggéraient que la collection pourrait encore être approuvée si les conservateurs y faisaient des révisions.

« Je ne pense pas qu’en changeant une ou deux affiches, la question sera réglée, a déclaré lundi au Times of Israel, la directrice générale Irina Bokova, lors d’un entretien téléphonique. Je pense que c’est une mauvaise idée et que l’UNESCO ne devrait pas la soutenir. »

Bien que, techniquement, la collection n’a pas encore été officiellement rejetée par l’UNESCO, Irina Bokova s’est engagée à ce qu’elle le soit par la suite.

Elle rejette non seulement certaines affiches, mais l’ « approche » de l’ensemble de la collection.

Le Times of Israël avait publié mercredi l’information selon laquelle Bokova avait décidé de s’opposer à l’inclusion de la collection de ‘Liberation Graphics Collection of Palestine Posters’ dans le Registre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Depuis lors, plusieurs informations avaient été publiées prétendant que la collection d’affiches restait à l’étude pour l’inscription dans le registre. Un officiel de l’UNESCO avait affirmé que la nomination n’avait pas été rejetée, mais que ses conservateurs étaient simplement invités à la réviser.

« Il est tout à fait normal pour le comité de demander des révisions et des améliorations aux candidatures pour les faire répondre aux critères de sélection du programme », avait dit le représentant de l’UNESCO.

Mais Bokova a déclaré au Times of Israel qu’il y a apparemment eu un malentendu et que le fonctionnaire de l’organisation avait simplement expliqué une procédure technique.

Après que le conseil consultatif international a approuvé la nomination de la collection en août dernier, elle avait envoyé une lettre au président de la commission déclarant son intention de s’opposer à son inclusion dans le registre.

« Le comité consultatif international doit encore prendre une décision formelle », a expliqué Bokova.

« C’est pourquoi j’ai écrit cette lettre. Je veux empêcher [le conseil] de prendre cette décision [d’approuver la collection] et je leur ai dit que même s’ils prenaient cette décision, je m’y opposerai. »

Comme directrice générale, Mme Bokova a le pouvoir d’opposer son veto à la recommandation du conseil d’administration et le fera si nécessaire, a-t-elle affirmé.