La police des frontières israélienne a arrêté quatre membres d’une cellule présumée soupçonnés de trafic d’armes, a indiqué la police mercredi.

Selon la police, deux des hommes arrêtés, qui habitent la ville de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, avaient acquis des armes de qualité et des munitions utilisées par Tsahal et les avaient revendues en Cisjordanie, où elles s’étaient par la suite éparpillées auprès de sources variées, dont l’Autorité palestinienne (AP).

Les armes et les munitions vendues par les suspects auraient servi lors d’attentats terroristes commis contre des civils et des forces de sécurité israéliens. La police n’a pas précisé lors de quelles attaques ces arsenaux avaient servi, ou si les fusils et balles utilisés avaient été fournis aux attaquants par le biais de l’AP.

La police a indiqué que les deux hommes originaires de Hébron ont été arrêtés alors qu’ils se trouvaient clandestinement en Israël. Les deux autres individus appréhendés résident pour leur part dans le sud d’Israël.

Les arrestations ont eu lieu mardi, a indiqué la police.

Depuis qu’une vague d’attentats terroristes a commencé en octobre 2015 et a duré presque un an, les forces de sécurité israéliennes ont procédé à des arrestations nocturnes de Palestiniens en Cisjordanie possédant des armes et impliqués dans le trafic d’armes à feu.

Des soldats israéliens saisissent une presse-foret dans un atelier prétendument utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 8 novembre 2016. (Crédit : unité des portes-paroles de l'armée israélienne)

Des soldats israéliens saisissent une presse-foret dans un atelier prétendument utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 8 novembre 2016. (Crédit : unité des portes-paroles de l’armée israélienne)

Tandis que des centaines d’armes saisies relevaient de l’armée, d’autres étaient des armements artisanaux fabriqués dans des ateliers clandestins.

Leur valeur marchande est significativement moins élevée que des armes à feu de qualité supérieure comme les M-16, ce qui les rend plus accessibles lors de l’acquisition.

Cette année uniquement, les forces israéliennes ont fait fermer approximativement 40 ateliers de ce type, qui fabriquaient des armes à feu comme celles qui avaient été utilisées lors de l’attentat du marché Sarona à Tel Aviv au mois de juin, et qui se sont répondus à travers toute la Cisjordanie durant la dernière vague d’attentats terroristes.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.