L’AP annonce une campagne d’un an contre le “crime” de la déclaration Balfour
Rechercher

L’AP annonce une campagne d’un an contre le “crime” de la déclaration Balfour

En marquant le centenaire du document de 1917, l’AP veut “rappeler au monde sa responsabilité” pour le “projet colonialiste” juif

Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l'établissement d'un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)
Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l'établissement d'un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)

L’Autorité palestinienne (AP) a annoncé une campagne d’un an pour commémorer les 100 ans du « crime » de la déclaration Balfour, a annoncé lundi l’agence de presse palestinienne Wafa.

Activités et évènements seront organisés dans le monde entier, à compter du 2 novembre prochain jusqu’au 2 novembre 2017, qui marquera les 100 ans depuis l’annonce par le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Arthur James Balfour de l’intention de son gouvernement d’établir « un foyer national pour le peuple juif » en terre d’Israël.

Signée par Balfour en 1917, la déclaration a donné au mouvement sioniste une reconnaissance et un soutien officiel d’une puissance majeure, à la veille de la conquête britannique du territoire alors ottoman de Palestine.

Affirmant que la déclaration était un « projet colonialiste », Taysir Khalid, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré lundi que la campagne palestinienne avait pour but « de rappeler au monde et particulièrement au Royaume-Uni qu’ils devraient assumer leur responsabilité historique et expier le grand crime que le Royaume-Uni a commis contre le peuple palestinien. »

En juillet, l’AP avait déclaré qu’elle préparait un procès contre le gouvernement britannique pour le document de 1917, qui a ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël.

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’AP, avait à l’époque déclaré que Londres était responsable de tous les « crimes israéliens » commis depuis la fin du mandat britannique en 1948.

La décision, avait déclaré al-Maliki, « a donné à des personnes qui n’avaient rien à faire ici quelque chose qui n’était pas à eux. »

Le mois dernier, aux Nations unies, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait attaqué l’AP pour ce projet, le définissant comme un autre exemple du refus palestinien d’accepter le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 30 septembre 2015. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 30 septembre 2015. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

« C’était il y a presque 100 ans, a déclaré Netanyahu. Vous parlez d’être coincé dans le passé ! Les Palestiniens pourraient aussi bien poursuivre l’Iran pour les déclarations de Cyrus, ou porter plainte contre Abraham, pour avoir acheté des terres à Hébron », a-t-il ajouté, en citant un édit perse autorisant aux juifs le retour en Judée et 539 avant l’ère commune et le patriarche biblique.

Répétant qu’il restait « engagé envers une vision de paix fondée sur deux états pour deux peuples », Netanyahu avait déclaré qu’il existe « une chose que je ne négocierais jamais, c’est notre droit à être un Etat juif, le seul. »

« Ce conflit ne porte pas sur les implantations, ça n’a jamais été le cas, avait-il déclaré. Il porte sur l’existence d’un Etat juif. »

« Si les Palestiniens avaient dit oui à un Etat juif en 1947, il n’y aurait pas eu de guerre […] et quand ils diront finalement oui à un Etat juif, nous pourrons mettre fin à ce conflit une fois pour toute », avait déclaré Netanyahu.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...