Un conseiller d’Obama : Nous n’avons pas cherché d’accès « à tout moment, partout »
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Un conseiller d’Obama : Nous n’avons pas cherché d’accès « à tout moment, partout »

En avril, le même Ben Rhodes avait affirmé que l'accord garantirait un accès "si nous voyons quelque chose que nous voulons inspecter"

Ben Rhodes, conseiller adjoint de la Maison Blanche pour la sécurité nationale  (Crédit : capture d'écran/CNN)
Ben Rhodes, conseiller adjoint de la Maison Blanche pour la sécurité nationale (Crédit : capture d'écran/CNN)

Un conseiller du président américain Barack Obama a affirmé mardi que les Etats-Unis n’ont jamais demandé que la clause d’inspections « à tout moment, partout » de tous les sites iraniens suspects figure dans l’accord nucléaire.

Ses affirmations contredisent les déclarations qu’il avait tenues en avril à la télévision israélienne.

« Nous n’avons pas cherché d’inspections « à tout moment / partout », a déclaré le Conseiller adjoint à sécurité nationale Ben Rhodes à Erin Burnett dans une interview télévisée sur la CNN où il défendait le nouvel accord nucléaire avec l’Iran.

Pressant Rhodes sur sa réponse, Burnett lui a demandé, « Finalement, vous dites que vous n’avez jamais demandé ‘à tout moment / partout' » ? »

« Il s’agit du régime d’inspections et de vérifications le plus solide que nous ayons jamais eu dans l’accord que nous avons négocié », a rétorqué Rhodes, sans répondre directement à sa question.

L’absence d’accès immédiat garanti, selon les termes de l’accord de mardi, à tout site iranien suspect est l’un des problèmes cités par les détracteurs de l’accord.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a insisté mardi sur ce point dans un discours à la Knesset : « Par exemple, l’accord donne à l’Iran [un préavis de] 24 jours avant une inspection ; c’est comme donner à une organisation criminelle qui fabrique de la drogue un avertissement de 24 heures avant d’effectuer une fouille», avait-il dit.

Et le porte-parole de Netanyahu sur l’Iran, le ministre Yuval Steinitz, a qualifié les dispositions d’inspection de « pire que rien, » et qu’elles aidaient l’Iran.

Quelques jours après qu’Israël ait énuméré les exigences d’amélioration de l’accord-cadre conclu en avril par l’Iran et les puissances mondiales, le précurseur de l’accord de mardi, Rhodes était apparu à la télévision israélienne pour préciser qu’un accord final serait assorti de conditions strictes.

Dans une interview sur la Dixième chaîne israélienne, Rhodes avait affirmé que les nouvelles dispositions garantiraient des inspections « à tout moment, partout » des installations iraniennes. Israël avait declaré à l’époque qu’une telle disposition ne figurait oas dans l’accord-cadre. Lorsqu’on lui a demandé directement si l’AIEA pourrait accéder « à tout moment, partout », Rhodes avait repondu : « Oui, si nous voyons quelque chose que nous voulons inspecter. »

« Tout d’abord, nous aurons accès aux installations nucléaires à tout moment, n’importe où, » a-t-il precisé, faisant référence à « l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement », selon les termes de Rhodes.

Il a ajouté, « s’il y a un site suspect, par exemple, quelque part dans une base militaire en Iran, et que nous voulons y demander l’accès, nous serons en mesure d’aller à l’AIEA et d’obtenir l’inspection grâce au protocole additionnel de l’AIEA que l’Iran signera et à « quelques-unes des mesures de transparence et de contrôles supplémentaires qui sont dans l’accord ».

Comme Obama l’a fait dans sa conférence de presse mercredi, Rhodes a utilisé ses apparitions en avril à la télévision israélienne pour rejeter la notion – affirmée sans relâche par Netanyahu – qu’un meilleur accord était possible.

« Nous pensons que cela est le meilleur accord qui aurait pu émerger de ces négociations », avait affirmé Rhodes à l’époque.

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