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15 mois de prison pour le chauffeur de bus responsable de la mort de Ron Oved en 2019

Une recrue de la Brigade des parachutistes a été tuée, et 5 autres ont été blessées lorsqu'un bus, laissé sans surveillance par Ibrahim Abu Kaf, avait roulé sur leur tente

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Ron Eliyahu Oved, à droite, et son père. Oved a été tué dans un accident lors d'un exercice da la brigade de parachutistes de Tsahal, le 11 avril 2019. (Autorisation)
Ron Eliyahu Oved, à droite, et son père. Oved a été tué dans un accident lors d'un exercice da la brigade de parachutistes de Tsahal, le 11 avril 2019. (Autorisation)

Un tribunal a condamné dimanche un chauffeur de bus à 15 mois de prison pour un accident mortel en 2019, dans lequel une recrue de 18 ans a été tuée lors d’un stage pour intégrer la Brigade des parachutistes de Tsahal, en 2019.

Le 11 avril 2019, un bus qui était garé sur une pente au-dessus des tentes dans lesquelles dormait un groupe de recrues – en violation flagrante du protocole de l’armée – avait dévalé la colline pour s’écraser sur le campement, tuant Ron Oved, et blessant cinq autres personnes.

Le chauffeur de bus, Ibrahim Abu Kaf, qui avait été accusé d’homicide involontaire par négligence, a été condamné dimanche à 15 mois de prison, ainsi qu’au retrait de son permis de conduire pendant 10 ans, après avoir conclu un accord avec les procureurs.

Selon les aveux d’Abu Kaf, il était parti aux toilettes et avait laissé le bus garé en utilisant le frein à main, mais que les vitesses du bus étaient en position « conduite ».

La sentence a été prononcée par le tribunal de la circulation d’Ashdod.

Moti Oved, le père de Ron, a critiqué la sentence et décrié le « système judiciaire sans valeur ».

« J’ai du mal à comprendre pourquoi le juge a fait traîner l’affaire pendant quatre ans, juste pour parvenir à une négociation de peine aussi inutile. Il s’agit d’un conducteur qui a avoué ; il n’est pas nécessaire d’enquêter aussi profondément pour comprendre ce qui s’est passé », a-t-il déclaré à la chaîne publique israélienne Kan.

Des parachutistes participant à un exercice de simulation de guerre avec l’organisation terroriste libanaise du Hezbollah, en septembre 2018. (Crédit : Armée israélienne)

L’enquête initiale de l’armée, qui s’était achevée en deux mois, avait imputé la mort d’Oved au chauffeur de bus et à la société qui l’avait engagé, considérant l’incident comme un accident de voiture plutôt que comme un accident d’entraînement. Personne dans l’armée n’a été sanctionné pour cet incident.

La police militaire a mené sa propre enquête sur la mort d’Oved et a conclu que l’enquête initiale était terriblement insuffisante et qu’elle n’avait pas examiné toutes les questions concernant les épreuves de sélection de la Brigade des parachutistes et la manière dont les protocoles de sécurité avaient vraisemblablement été ignorés.

À la lumière de l’enquête de la police militaire et d’un article publié dans le journal Haaretz à peu près au même moment, dans lequel la famille d’Oved affirmait que l’armée n’avait pas examiné l’affaire de manière adéquate, le chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, avait ordonné une enquête supplémentaire sur l’événement et sur la manière dont il a été examiné.

« L’enquête finale a révélé que la première enquête était insuffisante et n’a pas mis en évidence toutes les lacunes », avait déclaré Kohavi l’année dernière. Deux généraux de brigade ont été formellement réprimandés et un troisième avait été convoqué pour une audience disciplinaire.

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