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2 arrestations après la plainte pour agression de Barkat à Tel Aviv

Le ministre de l'Économie affirme avoir été accosté à l'extérieur d'un restaurant ; les manifestants à la réforme nient toute violence et protestent devant le poste de police

Le ministre de l'Économie, Nir Barkat, arrivant pour une réunion au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Économie, Nir Barkat, arrivant pour une réunion au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police a arrêté deux manifestants anti-gouvernementaux jeudi soir après que le ministre de l’Économie Nir Barkat, du parti Likud au pouvoir, a affirmé avoir été agressé par un groupe de manifestants à l’extérieur d’un restaurant à Tel Aviv.

Les deux individus, des frères, ont été relâchés dans la nuit sans conditions, a indiqué la police.

Lors de leur arrestation, des manifestants se sont rassemblés devant le poste de police où les frères étaient détenus pour exiger qu’ils soient relâchés.

À en croire Barkat, il aurait été accosté par un groupe d’une dizaine de manifestants, alors qu’ils se dirigeaient avec ses gardes du corps vers sa voiture après un dîner près de la plage de Tel Aviv, jeudi soir. Toujours selon Barkat, les manifestants auraient également attaqué des policiers qui arrivaient sur les lieux, blessant l’un d’entre eux – des affirmations démenties avec véhémence par les manifestants.

« Un certain nombre d’émeutiers ont confronté physiquement les gardes du corps du ministre et les policiers tout en essayant de l’atteindre pour blesser le ministre », a déclaré le bureau de Barkat dans un communiqué. « Les gardes du corps du ministre et les policiers l’ont protégé, mais les émeutiers se sont également attaqués violemment aux policiers », affirme le communiqué.

D’autres manifestants présents sur les lieux ont affirmé à Haaretz qu’il n’y avait pas eu de violence. « Ils n’ont pas du tout fait usage de la violence, pas même lorsque la police les a arrêtés », a déclaré l’un d’entre eux au quotidien.

Le bureau de Barkat a déclaré que la violence était « inexcusable. Tout le monde a le droit de manifester, mais personne n’a le droit de recourir à la violence ».

Les politiciens de la coalition sont régulièrement poursuivis et harcelés lors de leurs apparitions en public par des manifestants anti-réforme, qui organisent également des rassemblements devant leurs domiciles. Bien que la législation ait été suspendue pendant la tenue de négociations entre le gouvernement et les partis d’opposition en vue de la conclusion d’un accord, les manifestations hebdomadaires de masse se poursuivent.

En début de semaine, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annulé son intervention prévue dans la soirée à une convention organisée par la Fédération juive d’Amérique du Nord, car des manifestants antigouvernementaux avaient prévu de perturber son arrivée et son discours lors de l’événement.

Cette semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le gouvernement dans la rue Kaplan à Tel Aviv coïncidant avec la cérémonie officielle du Yom HaAtsmaout qui se déroulait mardi soir à Jérusalem et à laquelle ont participé Netanyahu et d’autres ministres et responsables de haut rang.

Jeudi, quelque 200 000 personnes ont participé à un grand rassemblement pour soutenir les propositions du gouvernement.

Le retour de la Knesset est prévu pour le 30 avril, après des vacances parlementaires d’un mois. Une loi visant à placer la nomination des juges sous contrôle politique, élément clé du paquet législatif, est prête pour les dernières lectures et pourrait être adoptée dans les jours qui viennent si la coalition le souhaite. Le mois dernier, Netanyahu a suspendu la législation jusqu’à la prochaine session de la Knesset, afin de permettre la tenue de négociations pour parvenir à un compromis, tout en affirmant que la réforme sera adoptée « d’une manière ou d’une autre ».

Selon ses détracteurs, cette refonte, qui fera passer une grande partie du pouvoir judiciaire entre les mains du gouvernement, ne fera d’Israël qu’une démocratie de nom, mettant les dirigeants à l’abri de toute responsabilité tout en laissant les droits des minorités largement sans protection et soumis aux caprices du gouvernement de droite dure de Netanyahu. Les partisans du projet affirment que ces changements sont nécessaires pour contrôler ce qu’ils considèrent comme une cour trop activiste.

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