2 roquettes tirées depuis Gaza, aucun blessé
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2 roquettes tirées depuis Gaza, aucun blessé

L'armée israélienne a déployé de nouvelles batteries anti-missiles du Dôme de fer au sud du pays

Une photo prise depuis le village du sud de Netiv Haasara montre des missiles tirés par le système de défense aérienne israélien Dôme de fer interceptant des roquettes tirées depuis la bande de Gaza, le 4 mai 2019. (Thomas Coex/AFP)
Une photo prise depuis le village du sud de Netiv Haasara montre des missiles tirés par le système de défense aérienne israélien Dôme de fer interceptant des roquettes tirées depuis la bande de Gaza, le 4 mai 2019. (Thomas Coex/AFP)

Deux roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza en direction du sud d’Israël. Aucun blessé n’a été déploré, selon l’armée israélienne.

Les alertes à la roquette ont d’abord été entendues à Nir Yitzhak et à Sufa – deux communautés israéliennes proches de la frontière avec la bande de Gaza. Les sirènes ont retenti vers 22h00, envoyant les habitants dans les abris anti-bombes.

Près de deux heures plus tard, l’armée a annoncé qu’une deuxième roquette avait été tirée depuis l’enclave côtière. Le deuxième projectile est tombé dans une zone dégagée et n’a pas déclenché de sirène d’alerte.

Les communautés du sud d’Israël sont régulièrement la cible de roquettes tirées par des groupes terroristes à Gaza. La dernière grande flambée entre groupes terroristes et l’armée israélienne à Gaza a eu lieu en mai, lorsque des centaines de roquettes ont été tirées sur des villages et des villes avoisinantes.

Plus tôt vendredi, l’armée avait déployé de nouvelles batteries du système de défense anti-missile du Dôme de fer dans le sud du pays, alors que le Hamas menaçait de venger la mort de l’un de ses membres, abattu la veille par des soldats dans ce que l’armée a qualifié de « malentendu ».

Des émeutiers palestiniens ont fui la clôture lors de manifestations le 12 juillet 2019 à l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le long de la frontière avec Israël. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Quelque 6 000 Palestiniens se sont rassemblés vendredi après-midi à la frontière de Gaza pour des manifestations où des émeutiers ont lancé des pierres et des engins explosifs sur les soldats.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, a déclaré que 55 personnes avaient été blessées, dont 33 par un tir réel, selon la Treizième chaîne.

Par ailleurs, une délégation égyptienne est arrivée dans l’enclave vendredi après-midi pour tenter de calmer les tensions.

Les médiateurs du Caire travaillent depuis longtemps pour négocier entre Israël et le Hamas, le groupe terroriste islamiste qui dirige Gaza, dans le but d’empêcher des violences majeures.

Un émeutier palestinien utilise une fronde pour lancer des pierres sur les forces israéliennes à travers la frontière de Gaza le 5 juillet 2019. (Crédit : Said Khatib / AFP)

Jeudi, dans un geste inhabituel, l’armée a reconnu que le commandant du Hamas sur le terrain, Mahmoud Ahmad Sabri al-Adham, âgé de 28 ans, avait été tué par erreur.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, l’aile armée du Hamas, ont déclaré dans un communiqué qu’elle ne laisserait pas cette mort rester « impunie » et qu’Israël « supporterait les conséquences de cet acte criminel ».

La mort d’Al-Adham menaçait de déclencher une nouvelle série de violences à grande échelle entre Israël et des groupes terroristes à Gaza. Au cours des 18 derniers mois, les deux parties se sont battues à plusieurs reprises : des groupes terroristes ont tiré des obus de mortier, des roquettes et des missiles sur des villes israéliennes, et l’armée a riposté à l’aide de frappes aériennes.

L’incident survenu jeudi à la frontière est intervenu dans une période relativement calme le long de la frontière, normalement agitée, suite à l’accord de cessez-le-feu négocié entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte et l’ONU.

Ces derniers jours, les dirigeants du groupe terroriste ont menacé de ramener le niveau élevé de violence à la frontière – émeutes, incendies criminels et affrontements – si Israël ne continue pas de respecter les termes de l’accord de cessez-le-feu.

Mardi, le Hamas a lancé un exercice d’entraînement très inhabituel simulant la capture des forces spéciales de Tsahal opérant sur le territoire.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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