3 policiers de Jérusalem accusés d’avoir agressé et menacé des détenus
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3 policiers de Jérusalem accusés d’avoir agressé et menacé des détenus

L'acte d'accusation indique que des policiers ont intimidé des adolescents avec un chien ; et battu un homme menotté

Le poste de police de Shalem à Jérusalem. (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
Le poste de police de Shalem à Jérusalem. (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

Trois policiers de Jérusalem ont été accusés mardi d’avoir agressé et intimidé des détenus, parmi lesquels des mineurs, il y a trois mois.

Les trois accusés sont Aziz Ibrahim, 32 ans, de Maghar ; John Dao, 26 ans, de Rameh ; et Wafi Bisan, 28 ans, de Yanuh-Jat, tous originaires de villes druzes ou arabes du nord d’Israël. Une quatrième policière, dresseuse dans l’unité canine, fera l’objet d’une audience disciplinaire pour son rôle dans les incidents, a indiqué une déclaration du ministère de la Justice.

Le 7 octobre 2017, deux mineurs arrêtés ont été détenus au poste de police de Shalem, selon l’acte d’accusation déposé devant le tribunal de Jérusalem. L’un des policiers accusés a attrapé l’un des mineurs par le col de chemise et l’a poussé dans une pièce où se trouvait le commandant de l’unité et l’entraîneur de chien, tenant un chien berger belge en laisse.

Le policier a poussé l’adolescent contre le mur, précise l’acte d’accusation, et a ordonné au chien de « l’attaquer ». Le chien s’est alors approché en aboyant bruyamment en direction del’adolescent, qui était « très effrayé et craignait pour sa sécurité ».

Le policier a dit qu’il continuerait à le menacer avec le chien s’il n’avouait pas, en présence du commandant, qui n’a pas réagi ni signalé le comportement. Le mineur, en larmes, a été ensuite sorti de la pièce. Le policier lui aurait alors dit : « ce que tu as vu jusqu’à maintenant n’est rien. »

Immédiatement après, le policier a poussé le deuxième adolescent dans la même pièce, qui résistait, effrayé par ce qui s’était passé avec son ami. Le chien a aboyé contre lui également et a commencé à l’approcher, avant que le policier ne s’interrompe et menace de recommencer s’il ne coopérait pas.

Dans un incident distinct le même jour, les policiers accusés avaient arrêté deux individus dans le quartier de la Giv’a HaTsarfatit à Jérusalem, selon l’acte d’accusation.

L’un des policiers est entré dans le véhicule de police et a commencé à frapper l’un des individus qui avait les mains menottées derrière le dos, lui donnant des coups de poing à plusieurs reprises. Plus tard, au poste de police, le même agent a cogné la tête de l’homme contre la porte d’un ascenseur, « illégalement et sans aucune raison ». Il lui a ensuite donné plusieurs coups de pied aux jambes et à l’abdomen dans l’ascenseur.

Le commandant a alors giflé le même détenu plusieurs fois, ne s’arrêtant que lorsque celui-ci a commencé à pleurer.

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