4 militants d’extrême droite arrêtés pour des tracts contre Tsahal
Rechercher

4 militants d’extrême droite arrêtés pour des tracts contre Tsahal

Des tracts ciblant le chef de la brigade de Samarie Gilad Amit ont été distribués après sa participation à l'évacuation d'un avant-poste illégal

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le chef de la brigade de Samarie de Tsahal, Gilad Amit, est représenté sur un tract distribué par des militants d'extrême droite le 19 avril 2018. (Autorisation)
Le chef de la brigade de Samarie de Tsahal, Gilad Amit, est représenté sur un tract distribué par des militants d'extrême droite le 19 avril 2018. (Autorisation)

La police a arrêté quatre militants d’extrême droite, dont deux mineurs, pour avoir distribué des tracts jeudi qui dénonçaient un officier de Tsahal et affirmaient qu’il « tire sur les Juifs ».

Les tracts ciblant le colonel Gilad Amit ont été imprimés moins d’une semaine après que le chef de la brigade de Samarie a participé à l’évacuation d’un avant-poste dans le nord de la Cisjordanie. Au cours de la destruction de l’avant-poste, l’armée a déclaré que les soldats ont été forcés d’utiliser des tirs réels après que des résidents réfractaires leur ont jeté des pierres.

Trois « Jeunes des Collines » – deux adultes et un mineur – ont été arrêtés à la suite de l’affrontement de samedi, mais ont été libérés après que des accusations ont été portées contre eux.

Selon l’organisation d’aide juridique Honenu représentant les suspects de l’évacuation de l’avant-poste (ainsi que les quatre militants arrêtés jeudi), les soldats auraient utilisé une force excessive contre les « Jeunes des Collines ». Honenu a déclaré que les tirs avaient failli toucher leurs clients.

Des tracts attaquant Gilad Amit, chef de la brigade de Samarie de Tsahal, distribués par des militants d’extrême droite le 19 avril 2018. (Autorisation)

En plus de critiquer la gestion de l’évacuation de l’avant-poste avec l’expression « Le chef de brigade de Samarie Gilad Amit tire sur les Juifs », les tracts ont également fait état du « harcèlement du mouvement des implantations » du haut responsable de Tsahal.

Les tracts affirmaient qu’Amit était à l’origine des démolitions récurrentes d’avant-postes dans toute la Cisjordanie, dont une lors de la fête de Yom Kippour où les soldats ont déversé une « substance nauséabonde » sur les maisons des résidents.

« Alors qui est vraiment celui qui enflamme la zone ? » demande l’un des tracts, en utilisant une expression employée par l’Unité du porte-parole de l’armée israélienne dans le passé pour décrire les actions des « Jeunes des Collines » – des jeunes qui se rendent dans les avant-postes, résistent aux tentatives des soldats de les évacuer, et qui sont connus pour commettre des attaques de « Prix à payer » et d’autres crimes racistes.

La police a déclaré que les quatre militants – deux adultes et deux mineurs – ont été interrogés pour présomption d’“insulte à un fonctionnaire” et seront traduits devant le tribunal de première instance de Rishon Lezion jeudi soir à la fin de la fête de Yom HaAtsmaout, où les autorités demanderont la prolongation de leur détention provisoire.

Nati Rom, l’avocat de Honenu représentant les suspects, a déclaré que la police n’avait aucune raison de prolonger la détention de ses clients.

« Comme la Cour suprême l’a statué dans le passé, il ne s’agit pas de crimes [qu’ils sont soupçonnés d’avoir commis], et certainement pas de crimes qui justifient une arrestation », a déclaré Rom dans un communiqué.

« La police utilise la détention comme mesure punitive, ce qui est contraire à la loi », a-t-il ajouté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...