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4 proches d’otages parmi les personnes interpelées lors d’une manifestation à Tel-Aviv

Des membres de la famille Munder ont été placés en garde à vue, les policiers ayant déclaré la manifestation illégale lorsque le blocage des routes a commencé

Des manifestants sont assis dans des cages pour évoquer la captivité des otages israéliens de Gaza, à Tel Aviv, le 26 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des manifestants sont assis dans des cages pour évoquer la captivité des otages israéliens de Gaza, à Tel Aviv, le 26 mars 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Quatre proches d’otages israéliens à Gaza font partie des manifestants interpelés mardi soir lors d’une manifestation, devant le quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv, demandant un accord de libération des derniers otages.

Alors que les pourparlers au Qatar en vue de la conclusion d’un cessez-le-feu et d’un accord pour la libération des otages semblaient au point mort, des manifestants se sont retrouvés à Tel Aviv pour exiger un accord, en bloquant des routes et en obstruant la circulation.

Proches d’otages et militants ont ainsi bloqué la rue Begin avec des cages, symboles de ce que vivent leurs proches, captifs à Gaza depuis la tuerie du Hamas, le 7 octobre, dans le sud d’Israël.

Selon les médias israéliens, deux des manifestants interpelés sont des proches d’Ohad Munder-Zichri, neuf ans, enlevé le 7 octobre avec sa mère, Keren Munder, 54 ans, sa grand-mère Ruti Munder, 78 ans, et son grand-père Avraham Munder, 78 ans, dans la maison des grands-parents, dans le kibboutz Nir Oz.

Ohad, ainsi que sa mère et sa grand-mère ont été libérés en novembre dans le cadre d’un cessez-le-feu, mais Avraham Munder est toujours otage à Gaza.

La police israélienne a communiqué sur l’interpellation de quatre manifestants lors de ce qu’elle a qualifié de manifestation illégale à Tel Aviv.

Avraham et Ruti Munder et leur petit-fils Ohad Munder ont été enlevés par des terroristes du Hamas au kibboutz Nir Oz, le 7 octobre 2023 (Autorisation)

Dans un communiqué publié mardi, la police israélienne a déclaré que pour les besoins de cette manifestation nocturne, les agents « [s’étaient] préparés à assurer la sécurité et le maintien de l’ordre, face à une manifestation illégale près de l’enceinte de la Kirya ».

« La police israélienne a agi avec le tact requis et laissé manifester certains proches d’otages, même si ce n’était pas légal », a ajouté la police.

« Néanmoins, des manifestants ont décidé de descendre sur l’autoroute Ayalon et de bloquer la circulation, avec des risques pour les automobilistes et pour eux-mêmes, ce qui a notablement perturbé l’ordre public. »

La police a précisé avoir infligé quatre amendes aux manifestants auteurs des entraves à la circulation.

En réaction à ces arrestations, le chef de l’opposition Yair Lapid a indiqué que les dirigeants israéliens « devaient faire preuve de davantage de compassion et de tact envers les proches d’otages ».

« Ils ont été abandonnés, alors que leur combat est le plus juste qui soit », a-t-il écrit sur X, anciennement Twitter. « C’est la moindre des choses de les laisser dire ce qu’ils ont à dire. »

« Il y a encore 19 femmes en captivité, et ce depuis déjà près de six mois », a déclaré mardi, depuis la manifestation au micro de la chaîne publique Kan, Ayala Metzger, dont le beau-père Yoram Metzger, 80 ans, est toujours en captivité.

Yoram Metzger, 80 ans, pris en otage à son domicile par des terroristes du Hamas au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. (Autorisation)

L’épouse de Yoram Metzger – Tamar Metzger, 78 ans – a elle été libérée à la faveur d’une semaine de cessez-le-feu, en novembre, qui a permis la libération de 105 otages.

« Ce sera bientôt Pessah, la fête de la liberté, mais de quelle liberté parle-t-on ici ? De quelle liberté parlons-nous ? a poursuivi Ayala Metzger. « Ils vivent des choses que l’on n’ose même pas imaginer. »

« Je m’adresse à mon Premier ministre – c’est votre responsabilité », a déclaré Metzger lors d’un appel au Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Il est de votre responsabilité, Netanyahu, de les ramener chez eux, quel qu’en soit le prix. »

Le gouvernement de Netanyahu fait face à des pressions de plus en plus fortes avec ces manifestations demandant la libération des derniers otages, certaines exigeant de mettre fin à la guerre pour y parvenir.

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