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A Addis Abeba, Shimon est venu pour son collègue Avi, mort dans le crash

Avi Matzliah est l'une des 157 personnes qui se trouvaient à bord dimanche matin du Boeing 737 Max 8 d'Ethiopian Airlines à destination de Nairobi

Photo d'illustration. Un avion Boeing 737-700 d'Ethiopian Airlines, le 28 novembre 2017 (Crédit :  ISSOUF SANOGO / AFP / File)
Photo d'illustration. Un avion Boeing 737-700 d'Ethiopian Airlines, le 28 novembre 2017 (Crédit : ISSOUF SANOGO / AFP / File)

Quand il a appris la mort de son collègue Avi Matzliah, 49 ans, dans le crash aérien dimanche du vol ET 302, Shimon Misha a décidé de se rendre en Ethiopie pour tenter de trouver son corps ou ses effets personnels et les ramener en Israël.

Pour l’instant Shimon Misha n’a rien trouvé. Sur le site où s’est écrasé l’avion, un cratère noirci constellé de débris, il n’a pu que constater l’extrême violence de l’impact.

« Son corps n’est plus là mais il y a sûrement encore des effets personnels qui peuvent être retrouvés dans ce fatras », espère-t-il.

« Avi faisait partie de nous. C’est mon devoir de le ramener à la maison », ajoute un Shimon « très très bouleversé », interrogé par l’AFP à Addis Abeba.

« Il y a une mère, une sœur et un frère. Ils attendent un corps à enterrer ».

Lorsque Shimon s’est rendu sur les lieux du crash, à 60 km à l’est d’Addis Abeba, avec une équipe de secouristes israéliens, celle-ci n’a pas été autorisée à accéder au site et depuis Shimon patiente dans un hôtel près de l’aéroport.

Avi Matzliah est l’une des 157 personnes qui se trouvaient à bord dimanche matin du Boeing 737 Max 8 d’Ethiopian Airlines à destination de Nairobi.

Le vol ET 302 a disparu des écrans radars six minutes après le décollage et s’est écrasé dans un champs à l’extérieur du village de Tulu Fara. Aucun des passagers et membres d’équipage, issus de 35 nationalités différentes, n’a survécu.

Au sol, l’appareil semble s’être désintégré à l’impact et a creusé un impressionnant cratère.

Des équipes de secouristes transportent des sacs mortuaires sur le lieu du crash du Boeing d’Ethiopian Airlines, le 10 mars 2019. (Crédit : Michael TEWELDE / AFP)

Identification des corps

Shimon explique vouloir au moins retrouver un Tefillin que portait sûrement Avi au bras, une petite boîte noire contenant des extraits de la Bible et fixée au bras par des lanières en cuir.

« Nous espérons le retrouver parce que c’est fait avec un cuir très résistant donc, si nous sommes chanceux, nous le retrouverons », dit-il.

Avraham Matsliah, 49 ans, de Maale Adumim, a été tué dans le crash d’un avion d’Ethiopian Airlines près d’Addis Ababa, le 10 mars 2019 (Crédit : Facebook)

Les deux hommes travaillaient ensemble pour une société de télécommunications spécialisée dans le haut débit, Radwin, et Avi se rendait au Kenya pour y conclure un accord avec l’opérateur numéro 1 dans le pays, Safaricom.

Dans le lobby de l’hôtel, point de rencontre des rares proches de victimes déjà à Addis et de diplomates, le consul israélien à Addis Abeba, Oper Dach, a confirmé à la chaîne kényane privée Citizen TV la présence d’équipes spécialisées sur place, et a espéré qu’elles soient rapidement autorisées à travailler sur le site.

Le consul a expliqué que selon les rites funéraires judaïques, le défunt devait être enterré rapidement, « dans les 24 ou 48 heures maximum ».

Mais dans les circonstances où le corps du défunt a disparu, de l’ADN permet procéder à l’enterrement. D’où l’envoi d’équipes spécialisées d’Israël pour collecter et analyser un maximum de restes humains.

« Nous avons l’expertise et nous sommes en train de faire venir une autre équipe d’Israël pour aider à l’identification des corps, non seulement des Israéliens mais pour toutes les nationalités », a expliqué le consul. Selon une liste établie par Ethiopian Airlines, deux Israéliens se trouvaient à bord de vol ET 302.

Au Kenya voisin, le pays le plus durement touché par la tragédie avec 32 victimes, les autorités s’organisaient pour entrer en contact avec les familles de victimes et les aider.

Ethiopian Airlines a de son côté offert de transporter et d’héberger les familles des victimes kényanes désireuses de se rendre à Addis Abeba et dont certaines étaient attendues dans les mercredi dans la capitale éthiopienne.

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