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Abbas est le bienvenu à la conférence de Paris

"Je ne crois pas qu'il ait décliné l'invitation," a déclaré Stéphane Le Foll en parlant du chef de l'AP ; Kerry a confirmé sa venue

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, à gauche, serrant la main du dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Amman, en Jordanie, le 21 février 2016. (Crédit : Département d'État américain)
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, à gauche, serrant la main du dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Amman, en Jordanie, le 21 février 2016. (Crédit : Département d'État américain)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est le bienvenu à Paris dimanche pour la conférence de paix sur le conflit israélo-palestinien même si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a « décliné l’invitation », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement français.

« Il peut venir », a déclaré Stéphane Le Foll, interrogé lors de son point de presse hebdomadaire, à l’issue du Conseil des ministres, précisant que les deux principaux protagonistes du conflit avaient été conviés.

« On ne va pas refuser à Mahmoud Abbas s’il souhaite venir le fait de pouvoir venir », a insisté Stéphane le Foll, ajoutant : « Je ne crois pas qu’il ait décliné l’invitation ».

En revanche, a-t-il confirmé, « le Premier ministre israélien ne souhaite pas venir, d’ailleurs les expressions d’un certain nombre de membres du gouvernement sont assez claires sur ce qu’il pense de cette réunion ».

« Le principe c’est d’avoir une transmission des conclusions (de la réunion) aux deux protagonistes », avec un souci de « transparence » pour que « chacun en comprenne les principes, la méthode et l’objectif ».

Stéphane Le Foll a rappelé que les représentants de 70 pays étaient attendus dimanche à Paris parmi lesquels le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Harlem Désir (Crédit : capture d'écran YouTube)
Harlem Désir (Crédit : capture d’écran YouTube)

Lors du Conseil des ministres, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Harlem Désir a rappelé, selon le porte-parole, qu’il s’agissait de réaffirmer l’objectif d’une solution à « deux Etats », la sécurité d’Israël étant « absolument non négociable » et le futur Etat palestinien devant être « viable ».

Benjamin Netanyahu avait qualifié début janvier la réunion de Paris de « stérile », redoutant que les décisions qui y seront prises n’inspirent une nouvelle résolution de l’ONU contre Israël après celle adoptée le 23 décembre dernier.

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