Accord de « plaider coupable » pour Ahed Tamimi qui a frappé des soldats
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Accord de « plaider coupable » pour Ahed Tamimi qui a frappé des soldats

Le tribunal militaire, qui juge l'adolescente palestinienne de 17 ans à huis clos, n'a pas encore indiqué s'il acceptait cet accord

Ahed Tamimi, à gauche, au tribunal militaire d'Ofer le 25 décembre 2017 (Crédit : Flash90)
Ahed Tamimi, à gauche, au tribunal militaire d'Ofer le 25 décembre 2017 (Crédit : Flash90)

Une adolescente ayant frappé des soldats israéliens a conclu mercredi un accord de « plaider coupable » avec le procureur pour purger huit mois de prison, a annoncé mercredi son avocate.

Le tribunal militaire, qui juge cette adolescente palestinienne à huis clos, n’a pas encore indiqué s’il acceptait cet accord, a déclaré à l’AFP Me Gaby Lasky.

Ahed Tamimi, 17 ans, est avec sa mère Narimane et sa cousine Nour l’une des protagonistes d’une vidéo tournée le 15 décembre devenue virale. On y voit Ahed et Nour Tamimi bousculer violemment deux soldats, puis leur donner des coups de pieds et de poings devant la maison familiale à Nabi Saleh, en Cisjordanie.

Selon l’accord obtenu avec le procureur, le temps déjà passé en détention provisoire serait décompté des huit mois de prison. Il est assorti d’une amende de 5 000 shekels, a indiqué l’avocate, précisant que la jeune Palestinienne pourrait ainsi être libérée cet été.

Elle accepte de plaider coupable pour quatre des 12 charges retenues contre elle dont « agression », « incitation » et « obstruction » à la mission des soldats, selon son avocate.

Cet accord sera présenté aux juges du tribunal militaire uniquement si ces derniers acceptent un accord avec la mère de l’adolescente, qui écoperait elle aussi de huit mois de prison et de 6 000 shekels (1 400 euros) d’amende, a déclaré Me Lasky.

Le tribunal militaire devrait se prononcer plus tard mercredi, selon l’avocate.

La cour a déjà approuvé mercredi un accord entre le procureur et la cousine d’Ahed Tamimi, Nour. Celle-ci a été condamnée à 16 jours de prison – déjà couverts par sa détention préventive – et 2 000 shekels d’amende pour « agression » contre un soldat israélien.

Le procès de Ahed Tamimim s’est ouvert le 13 février. Il se tient devant une cour militaire, instance chargée de juger les Palestiniens dans les Territoires.

Le procès se tient à huis clos, la jeune fille étant mineure, malgré les demandes de la défense qui souhaitait des audiences publiques. Ahed Tamimi est en détention préventive depuis des mois.

« Quand ils ont décidé de maintenir le huis clos, nous avons compris que ce ne serait pas un procès équitable », a estimé l’avocate d’Ahed Tamimi pour expliquer les raisons ayant motivé cet accord de « plaider coupable ».

Le bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme et l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant le cas Tamimi.

La convention internationale des droits de l’enfant stipule que l’emprisonnement d’un enfant doit être une mesure de « dernier ressort » et « aussi brève que possible ».

Environ 350 enfants palestiniens sont détenus par Israël, selon Amnesty International.

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