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Agression de soldats/Palestiniens: La police arrête 2 résidents d’implantation

L'incident a eu lieu dans une oliveraie qui avait été endommagée par des extrémistes israéliens

Des habitants d'implantations israéliennes entourent un véhicule militaire près de l'implantation d'Adei Ad, le 13 octobre 2021. (Capture d'écran/ Autorisation)
Des habitants d'implantations israéliennes entourent un véhicule militaire près de l'implantation d'Adei Ad, le 13 octobre 2021. (Capture d'écran/ Autorisation)

Des agents de police israéliens ont arrêté, dimanche matin, deux résidents d’implantation israéliennes qui auraient aspergé de gaz lacrymogène deux soldats et qui auraient agressé un Palestinien aux abords d’un avant-poste illégal du centre de la Cisjordanie, la semaine dernière, a fait savoir la police.

Mercredi dernier, un groupe de partisans du mouvement pro-implantations de l’avant-poste illégal Adei Ad avait, selon des informations, détruit une oliveraie palestinienne située aux abords du village d’al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah. Un officier et un soldat de l’administration civile du ministère de la Défense avaient été appelés sur les lieux pour évaluer les dégâts.

Alors que les militaires de l’Administration civile parlaient à Akram Naasan au sujet de cet acte de vandalisme présumé, un groupe de jeunes habitants d’implantation – certains portaient des masques et brandissaient des barres de métal – l’avaient attaqué, a déclaré le fermier palestinien.

Pandant l’attaque, les agresseurs « se sont dirigés vers la voiture des soldats » et les avaient aspergés de gaz lacrymogène, les menaçant avant de prendre la fuite, a noté la police.

La police a déclaré que les deux suspects – âgés de 19 et 17 ans et qui sont tous deux originaires de la région de Samarie, dans le nord de la Cisjordanie – ont été appréhendés dimanche matin pour leur rôle dans l’attaque de l’homme palestinien et des deux soldats.

Ils vont être interrogés avec une ordonnance de mise en détention avant d’être présentés devant un juge de Jérusalem en fin d’après-midi, a noté la police.

Selon Naasan, l’incident a commencé lorsqu’au moins quatre habitants d’implantation sont entrés dans une oliveraie dont il est propriétaire. Ils y ont ensuite mis le feu.

Naasan a fait appel à la liaison avec le gouvernement militaire israélien, connue sous le nom d’Administration civile, qui est arrivée environ trente minutes plus tard. Les soldats ont tenté de venir en aide à Naasan mais ils ont été agressés par les résidents d’implantation, a continué Naasan.

« Je suis descendu parler aux soldats pour leur raconter ce qui était arrivé… Les partisans du mouvement pro-colonie ont tenté de m’empêcher d’aller voir les soldats mais ces derniers sont intervenus. Alors qu’on se tenait là, les résidents nous ont aspergés de gaz au poivre », a-t-il raconté lors d’un entretien téléphonique avec le Times of Israel.

Des renforts sont arrivés peu après et ils ont fait partir les extrémistes israéliens, a poursuivi Naasan.

Le chef d’État-major de l’armée israélienne Aviv Kohavi lors des funérailles du correspondant aux affaires militaires de la Deuxième chaîne Roni Daniel, au cimetière de Kiryat Shaul, le 29 juillet 2021. (Crédit : Sassoni/Flash90)

Suite à l’incident, le chef d’État-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, a condamné avec force dans un communiqué « les incidents répétés de crimes et de violences à l’encontre des soldats de l’armée israélienne ».

« Les crimes contre les soldats de l’armée israélienne de la part de civils sont inacceptables et il faut y répondre de manière stricte et rapide, en amenant les auteurs de ces crimes à rendre compte de leurs actes devant la justice », a continué Kohavi.

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