Al-Qaïda menace Macron et appelle à tuer quiconque insulte le prophète
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Al-Qaïda menace Macron et appelle à tuer quiconque insulte le prophète

"Le boycott est un devoir, mais ça ne suffit pas", a écrit le groupe, appelant à la "vengeance" et présentant comme un "martyr" le Tchétchène radicalisé ayant tué Samuel Paty

Un Palestinian marche sur une photo du président français Emmanuel Macron lors d'une manifestation contre lui à l'université d'al-Aroub, au nord de la ville de Hébron, le 27 octobre 2020. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Un Palestinian marche sur une photo du président français Emmanuel Macron lors d'une manifestation contre lui à l'université d'al-Aroub, au nord de la ville de Hébron, le 27 octobre 2020. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a appelé lundi ses partisans à tuer toute personne insultant le prophète Mahomet et menacé de se venger du président français Emmanuel Macron, qui a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression.

« Tuer celui qui insulte le prophète est le droit de chaque musulman capable de l’appliquer », a écrit le groupe Aqmi dans un communiqué, en réaction au discours du président Macron lors de la cérémonie d’hommage à l’enseignant français Samuel Paty, décapité le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré en cours des caricatures du prophète.

M. Macron a affirmé que la France, au nom de la liberté d’expression, ne renoncerait pas aux caricatures, déclenchant un flot de critiques dans le monde musulman et des appels au boycott.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ces derniers jours contre la France dans plusieurs pays musulmans, dont 50 000 lundi au Bangladesh, certains protestataires brûlant des effigies du président Macron et des drapeaux français.

Des Palestiniens brûlent une photo du président français Emmanuel Macron pendant une manifestation contre ses propos consacrés aux caricatures du prophète Mahomet dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 27 octobre 2020. (Crédit : ABBAS MOMANI / AFP)

« Le boycott est un devoir, mais ça ne suffit pas », a écrit Aqmi, appelant à la « vengeance » et présentant comme un « martyr » le jeune Tchétchène radicalisé ayant tué Samuel Paty.

« On oubliera pas vos agissements atroces », a par ailleurs lancé Aqmi à Emmanuel Macron.

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