Allemagne : le groupe d’extrême droite arrêté visait des mosquées (presse)
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Allemagne : le groupe d’extrême droite arrêté visait des mosquées (presse)

Ils comptaient imiter l'attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a causé la mort de 51 personnes dans deux mosquées l'an dernier

Des policiers transportant un suspect soupçonné d'être l'un des douze hommes arrêtés la veille dans le cadre d'une enquête nationale sur une cellule d'extrême droite, à son arrivée à la Cour suprême fédérale (Bundesgerichtshof) à Karlsruhe, dans le sud de l'Allemagne, le 15 février 2020. (Crédit : Uli Deck / DPA / AFP)
Des policiers transportant un suspect soupçonné d'être l'un des douze hommes arrêtés la veille dans le cadre d'une enquête nationale sur une cellule d'extrême droite, à son arrivée à la Cour suprême fédérale (Bundesgerichtshof) à Karlsruhe, dans le sud de l'Allemagne, le 15 février 2020. (Crédit : Uli Deck / DPA / AFP)

Les membres du groupuscule d’extrême droite arrêtés vendredi en Allemagne dans le cadre d’une vaste enquête antiterroriste prévoyaient des attaques de grande ampleur contre des mosquées sur le modèle de Christchurch, ont révélé dimanche soir des médias allemands.

Selon le magazine Der Spiegel et le quotidien Bild, le groupe, dont douze membres ont été mis en détention samedi après des perquisitions dans toute l’Allemagne vendredi, voulait frapper des lieux de culte musulmans pendant la prière.

Ils comptaient imiter l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a causé la mort de 51 personnes dans deux mosquées l’an dernier. Ils entendaient utiliser notamment des armes semi-automatiques.

Le chef présumé du groupe, connu et surveillé depuis plusieurs mois par les autorités, avait détaillé ses plans lors d’une réunion organisée avec ses complices la semaine dernière. Les enquêteurs en ont eu connaissance grâce à un informateur infiltré dans le groupe, affirment les deux journaux.

Les enquêteurs ont retrouvé, lors des perquisitions menées dans 13 lieux répartis sur cinq Etats régionaux, des « couteaux », « arbalètes », des « grenades », mais aussi un « fusil de chasse » et un « pistolet ».

Interpelés vendredi, les douze extrémistes de droite ont été mis en détention samedi.

Quatre d’entre eux sont soupçonnés d’avoir formé « une association d’extrême droite à caractère terroriste » tandis que les huit autres sont soupçonnés de leur avoir fourni un soutien « financier » ou « une aide pour se procurer des armes » , selon le parquet.

Parmi les suspects, tous de nationalité allemande, figure un policier de Rhénanie du Nord-Westphalie qui a été suspendu.

Selon Bild, son but était de « lancer une guerre civile » dans le pays.

Les autorités allemandes s’inquiètent d’un terrorisme d’extrême droite depuis notamment le meurtre d’un élu allemand pro-migrants, membre du parti de la chancelière Angela Merkel, en juin dernier.

En octobre, un extrémiste de droite négationniste a tenté de commettre un attentat dans une synagogue de Halle, un massacre n’étant évité que de justesse. Faute de pouvoir pénétrer dans l’édifice religieux dans lequel les fidèles s’étaient barricadés, il avait abattu une passante et le client d’un restaurant de sandwichs kebabs, diffusant en direct sur Internet ses forfaits.

Son procès est attendu prochainement.

À Dresde, dans l’ex-RDA, huit néonazis sont également jugés depuis près de cinq mois pour avoir planifié des attentats contre des étrangers et des responsables politiques.

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