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AP : « l’occupation » est la principale menace pour l’environnement palestinien

Lors de la conférence des Nations unies sur le climat à Glasgow, Mohammad Shtayyeh a accusé l'État hébreu de déraciner "environ 2,5 millions d'arbres"

Le premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, s'adresse à la Conférence de Glasgow sur le climat, le 1er novembre 2021. (Crédit : WAFA)
Le premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, s'adresse à la Conférence de Glasgow sur le climat, le 1er novembre 2021. (Crédit : WAFA)

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne (AP), Mohammad Shtayyeh, a déclaré que « l’occupation israélienne » était la plus grande menace pour l’environnement palestinien, lors d’un discours prononcé lundi à la conférence internationale sur le climat à Glasgow.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour dire au monde que l’occupation israélienne est la menace la plus critique à long-terme pour l’environnement palestinien », a déclaré Shtayyeh dans un tweet.

Le Premier ministre de l’AP a en outre affirmé que les politiques israéliennes « détruisaient systématiquement » l’environnement palestinien traditionnel.

« Si l’on regarde la carte de la Palestine moderne, on voit comment l’environnement est systématiquement détruit. Depuis 1967, Israël a déraciné environ 2,5 millions d’arbres, dont environ 800 000 oliviers », a affirmé Shtayyeh.

Ramallah a signé l’Accord de Paris sur le climat lorsqu’il a été lancé en 2016. Dans son discours, Shtayyeh a salué les efforts de l’AP pour accroître l’utilisation de l’énergie solaire en Cisjordanie au cours de la dernière décennie.

« La plupart des institutions publiques, mosquées, églises et écoles ont commencé à tirer leur énergie électrique de l’énergie solaire. Cinq cents écoles ont été connectées à l’énergie solaire », a déclaré Shtayyeh.

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, arrive au sommet climatique de l’ONU COP26 à Glasgow, le 1er novembre 2021. (Crédit : PHIL NOBLE / POOL / AFP)

Mais, a-t-il ajouté, le contrôle israélien de la Cisjordanie empêche une utilisation plus large de l’énergie solaire. Les Palestiniens qui travaillent dans le domaine des énergies renouvelables affirment depuis longtemps que les restrictions israéliennes empêchent la construction de panneaux solaires dans la zone C, notamment dans la vallée du Jourdain.

« Les défis auxquels la Palestine est confrontée sont un mélange d’influences du climat et de la vie sous occupation. Israël est une pierre d’achoppement pour les politiques palestiniennes, d’autant plus que nous ne pouvons pas utiliser tout notre territoire pour l’énergie solaire », a déclaré Shtayyeh.

L’organisation à but non lucratif Regavim, de droite dure, a critiqué les remarques de Shtayyeh selon lesquelles Israël représentait une menace pour l’environnement palestinien.

« La réalité est exactement le contraire », a déclaré le groupe sur Twitter, en joignant une liste d’images montrant prétendument des violations de l’environnement par l’Autorité palestinienne.

Par ailleurs, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est arrivé en Italie pour une visite d’État lundi soir. Il était accompagné de Majdi Khalidi, conseiller diplomatique principal, et de Mahmoud al-Habbash, conseiller pour les Affaires religieuses. Le ministre des Affaires étrangères de l’AP, Riyad al-Maliki, s’est également joint à la délégation, selon un communiqué du bureau d’Abbas.

M. Abbas devrait rencontrer le président italien Sergio Mattarella ainsi que l’actuel Premier ministre du pays, Mario Draghi.

Le leader palestinien vieillissant a rarement voyagé à l’étranger au cours de l’année écoulée en raison de la pandémie de coronavirus, à l’exception de voyages sporadiques en Jordanie, en Égypte et en Turquie. Il s’agira de sa première visite officielle à Rome depuis 2019.

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