« Asia » se dirige vers les Oscars après son prix du meilleur film aux Ophir
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« Asia » se dirige vers les Oscars après son prix du meilleur film aux Ophir

Alena Yiv et Shira Haas remportent également les prix de la meilleure actrice et de la meilleure actrice dans un second rôle pour leur interprétation dans le film de Ruthy Pribar

Asia (Alena Yiv) et sa fille Vika (Shira Haas) dans le film « Asia ». (Crédit : Intramovies / Festival du film de Tribeca)
Asia (Alena Yiv) et sa fille Vika (Shira Haas) dans le film « Asia ». (Crédit : Intramovies / Festival du film de Tribeca)

Le film « Asia » de Ruthy Pribar a remporté le prix du meilleur film de l’année aux Ofir, qui ont eu lieu vendredi, qui pourra valoir au film dramatique une nomination aux Oscars en avril pour le meilleur long-métrage international.

Le film raconte l’histoire d’une jeune mère Asia (Alena Yiv) et de sa fille adolescente Vika (Shira Haas), immigrantes russes en Israël. Les deux vivent seules ensemble, mais ont une relation distante. Asia est plus à l’aise en tant qu’amie avec sa fille et Vika a besoin de plus d’indépendance à mesure qu’elle grandit. Asia se concentre beaucoup sur son travail d’infirmière tandis que Vika traîne avec une bande de skateurs, ce qui l’amène à se rebeller contre sa mère.

Lorsque la santé de Vika se détériore soudainement, Asia est obligée de s’engager pour devenir la mère dont sa fille a désespérément besoin. La maladie finit par rapprocher les deux.

Le lauréat du meilleur film a été annoncé dans un épisode spécial de Culture Agent sur la chaîne publique Kan qui a remplacé la somptueuse cérémonie qui se tient normalement chaque année à Tel-Aviv, ce qui n’a pas été possible cette année en raison du coronavirus.

Ruthy Pribar (Capture écran/YouTube)

Ce prix attribué par les Ophir, la plus prestigieuse cérémonie de remise des prix du cinéma du pays, est traditionnellement soumis à l’Académie des Oscars pour figurer dans la sélection du meilleur long métrage international.

Yiv a remporté le prix de la meilleure actrice pour son portrait d’Asia et Haas celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour son rôle de Vika. Haas a également remporté cette année le prix de la meilleure actrice internationale au Festival du film de Tribeca pour sa performance.

« Son visage est un paysage sans fin dans lequel même la plus petite expression est déchirante ; c’est une actrice incroyablement honnête et présente qui apporte de la profondeur à tout ce qu’elle fait », a écrit le jury du Tribeca dans ses commentaires sur Haas.

Haas a été acclamée au niveau international au début de l’année pour son rôle dans la série Netflix « Unorthodox », saluée par la critique. Elle a été nommée pour le prix de la meilleure actrice dans une série limitée pour son interprétation, devenant ainsi la première Israélienne à concourir pour un Primetime Emmy Award. Elle est bien connue en Israël depuis 2013 pour son rôle de Ruchami Weiss dans la série dramatique « Shtisel », également diffusée sur Netflix.

Shira Haas dans « Unorthodox » de Netflix (Anika Molnar/Netflix)

Parmi les autres films lauréats d’un Ophir, citons « Here We Are » de Nir Bergman, qui raconte l’histoire d’un père célibataire sur le point de placer son fils autiste dans un foyer pour adultes spécialisé et leur voyage inattendu entamé à la dernière minute.

Le film a été écrit par Dana Idisis, connue pour son travail primé et novateur dans la co-création de l’excellente série « On the Spectrum », sur trois jeunes adultes autistes partageant un appartement à Tel-Aviv.

Le prix du meilleur documentaire de plus de 60 minutes a été décerné à « Advocate », un film sur un avocat israélien qui a défendu des Palestiniens soupçonnés de terrorisme.

Le film a été présélectionné pour les Oscars dans la catégorie documentaires l’année dernière.

Bien que « Advocate » ait été salué par la critique internationale et ait remporté les premiers prix aux festivals de Cracovie, Hong Kong et Thessalonique, ainsi qu’au festival du film documentaire Docaviv de Tel Aviv, il a suscité une profonde controverse politique dans son pays d’origine et a été fustigé par la ministre de la Culture de l’époque, Miri Regev, ainsi que par des groupes et organisations de droite représentant les familles de victimes du terrorisme.

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