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Avec 85 % des votes dépouillés, le bloc de Netanyahu devrait être victorieux

L'actuel ministre de la Justice Gideon Saar a prévenu du risque de voir Israël se diriger vers une "coalition d'extrémistes"

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, aux côtés de sa femme Sara s'adressant à ses partisans au siège de campagne du parti à Jérusalem, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, aux côtés de sa femme Sara s'adressant à ses partisans au siège de campagne du parti à Jérusalem, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Le Likud nie tout accord avec Shaked après qu’un de ses membres a affirmé le contraire

Archives : Le Premier ministre de l'époque, Benjamin Netanyahu, à droite, s’adressant à la ministre de la Justice de l'époque, Ayelet Shaked, à la Knesset, le 21 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Archives : Le Premier ministre de l'époque, Benjamin Netanyahu, à droite, s’adressant à la ministre de la Justice de l'époque, Ayelet Shaked, à la Knesset, le 21 décembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Likud a publié une déclaration insistant sur le fait qu’il n’a jamais conclu d’accord avec la cheffe du parti HaBayit HaYehudi, Ayelet Shaked.

Et ce, quelques instants après que le député Yoav Kisch a déclaré à la Douzième chaîne que son parti avait conclu un accord secret avec Shaked dans lequel elle acceptait de rester dans la course jusqu’à la fin, malgré le fait qu’elle avait peu de chances de franchir le seuil électoral, afin d’empêcher les électeurs plus modérés de soutenir les partis du bloc anti-Netanyahu.

Un ex-ambassadeur américain prédit un « chemin rocailleux » entre Biden et Netanyahu

Le président américain Joe Biden, à gauche, serrant la main du chef de l’opposition, Benjamin Netanyahu, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Bureau du Premier ministre)
Le président américain Joe Biden, à gauche, serrant la main du chef de l’opposition, Benjamin Netanyahu, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Bureau du Premier ministre)

L’ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk, a prédit que les relations israélo-américaines seront tourmentées si le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, venait à former un gouvernement avec le parti d’extrême-droite, HaTzionout HaDatit.

« L’administration Biden n’a pas un bon passif relationnel avec Netanyahu, et s’il accepte ces extrémistes de droite dans son gouvernement et au sein de son cabinet, alors je pense que nous allons nous retrouver sur un chemin rocailleux », a déclaré Indyk dans des remarques diffusées sur la Douzième chaîne.

Le bloc religieux de droite de Netanyahu est en passe de remporter une nette victoire aux élections israéliennes.

Rothman : « Des gens de toutes orientations sexuelles étaient à notre fête électorale »

Des participants religieux à la Gay Pride de Jérusalem, le 18 septembre 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des participants religieux à la Gay Pride de Jérusalem, le 18 septembre 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le député du parti HaTzionout HaDatit, Simcha Rothman, s’est exprimé à la Radio militaire. « Hier, lors de notre fête électorale, des personnes de toutes les orientations sexuelles sont venues danser et célébrer avec nous la grande victoire du parti HaTzionout HaDatit. »

« Apparemment, ils savent quelque chose qui n’est toujours pas compris par certaines chaînes d’informations », a-t-il dit.

Surpris par ce qu’il entendait, l’intervieweur a demandé si des personnes de la communauté LGBT étaient vraiment présents lors des résultats électoraux du parti HaTzionout HaDatit, qui est une alliance de partis d’extrême-droite dont la faction Noam, notoirement anti-LGBT, fait partie.

« Le terme LGBT est un terme que je ne comprends pas vraiment parce que je n’ai jamais identifié les gens en fonction de leur orientation sexuelle, mais des personnes appartenant à la communauté LGBT ont réellement dansé et célébré à nos côtés… Certains ont même partagé leur temps entre notre parti et celui de [Itamar] Ben Gvir [Otzma Yehudit] », a ajouté Rothman.

Si des membres de la communauté LGBT étaient effectivement présents hier soir à la fête des résultats de l’élection d’Otzma Yehudit, ils auraient partagé une tribune avec Bentzi Gopstein, chef de l’organisation homophobe et anti-assimilation, Lehava, qui a reçu une mention spéciale de Ben Gvir dans son discours de remerciement.

Tom Nides: « Il est trop tôt pour connaître la composition du gouvernement israélien »

L'ambassadeur américain en Israël Tom Nides, à gauche, et le leader de l'opposition Benjamin Netanyahu, à la Knesset, le 9 décembre 2021. (Crédit : Ambassade des États-Unis en Israël)
L'ambassadeur américain en Israël Tom Nides, à gauche, et le leader de l'opposition Benjamin Netanyahu, à la Knesset, le 9 décembre 2021. (Crédit : Ambassade des États-Unis en Israël)

Alors que le retour de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre semble pratiquement certain, la grande majorité des votes ayant été comptabilisés, l’ambassadeur américain en Israël, Tom Nides, évite de se positionner.

« Il est trop tôt pour spéculer sur la composition exacte de la prochaine coalition gouvernementale, tous les votes n’ayant pas encore été comptabilisés », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Nides a salué le taux élevé de participation et a dit se réjouir « de continuer à travailler avec le gouvernement israélien sur [les] valeurs et [les] intérêts communs ».

Les dirigeants de HaMahane HaMamlahti iront dans l’opposition

Les dirigeants du parti HaMahane HaMamlahti, de gauche à droite, Gadi Eisenkot, Benny Gantz et Gideon Saar, le 2 novembre 2022. (Crédit : HaMahane HaMamlahti)
Les dirigeants du parti HaMahane HaMamlahti, de gauche à droite, Gadi Eisenkot, Benny Gantz et Gideon Saar, le 2 novembre 2022. (Crédit : HaMahane HaMamlahti)

Les trois dirigeants du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, Gideon Saar et Gadi Eisenkot ont annoncé qu’ils n’entameront pas de négociations de coalition avec Benjamin Netanyahu et iront dans l’opposition.

« L’État d’Israël est confronté à de nombreux grands défis auxquels le gouvernement, dépendant des extrémistes, doit faire face », ont déclaré les trois hommes dans un communiqué après leur réunion, en référence au parti d’extrême-droite HaTzionout HaDatit, qui semble en passe de devenir le troisième parti du pays.

« Nous avons décidé de continuer à essayer de faire du parti HaMahane HaMamlahti une organisation majeure et centrale de la carte politique. Nous accepterons la décision des électeurs et après la mise en place du gouvernement, nous nous placerons en tant qu’opposition responsable », a indiqué la déclaration.

Cette déclaration intervient alors que l’on s’attend à ce que Netanyahu, qui semble se diriger vers une victoire retentissante, tente d’intégrer HaMahane HaMamlahti dans son gouvernement afin d’équilibrer les éléments d’extrême-droite.

Lapid annule son voyage en Egypte, à l’occasion du Sommet sur l’environnement

Le Premier ministre Yair Lapid, leader du parti Yesh Atid, s'adressant à ses partisans lors de l'annonce des résultats des sondages de sortie des urnes, à Tel Aviv, le 2 novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le Premier ministre Yair Lapid, leader du parti Yesh Atid, s'adressant à ses partisans lors de l'annonce des résultats des sondages de sortie des urnes, à Tel Aviv, le 2 novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le Premier ministre Yair Lapid a annulé sa participation, prévue à la prochaine conférence de l’ONU sur le dérèglement climatique, connue sous le nom de COP27, à Charm el-Cheikh, en Égypte.

La conférence des Nations unies sur le dérèglement climatique de 2022 se tiendra du 6 au 18 novembre ; Lapid devait arriver le 7 novembre.

Le président Isaac Herzog prendra sa place pour représenter Israël.

Danny Danon va se présenter au poste de président de la Knesset

Danny Danon, membre du Likud, s'adressant à la presse lors de l'annonce des résultats des élections législatives, à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Danny Danon, membre du Likud, s'adressant à la presse lors de l'annonce des résultats des élections législatives, à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nouveau député du Likud, Danny Danon, a annoncé son intention de se présenter au poste de président de la Knesset.

Danon, ancien ambassadeur à l’ONU, a appelé à remplacer le président de la Knesset le plus rapidement possible, avant même qu’un nouveau gouvernement ne soit investi.

L’appel de Danon a été fait avant que les résultats définitifs n’aient été annoncés, même si le bloc dirigé par le Likud semble se diriger vers une nette victoire.

La Knesset pourrait être dépourvue de député druze pour la première fois en 30 ans

Ali Salalha après le résultat des primaires du Meretz à Tel Aviv, le 14 février 2019 (Crédit :  Gili Yaari/Flash90)
Ali Salalha après le résultat des primaires du Meretz à Tel Aviv, le 14 février 2019 (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Pour la première fois depuis plus de 30 ans, la nouvelle Knesset pourrait ne pas compter de représentant de la communauté druze, si les résultats actuels se maintiennent.

Le Meretz a placé Ali Salalha en quatrième position sur sa liste, mais le parti n’a pas encore franchi le seuil électoral.

Au sein du parti Yisrael Beytenu, Hamad Amar est numéro six sur la liste, mais le parti est actuellement en passe de remporter cinq sièges.

Ayoub Kara est en 44e position sur la liste du Likud et Akram Hasson en 16e position sur la liste de HaMahane HaMamlahti, deux positions loin d’être réalistes.

Ben Gvir : Je travaillerai pour tout le peuple d’Israël, même ceux qui me détestent

Le chef du parti Otzma Yehudit, le député Itamar Ben Gvir, s'adresse à ses partisans lors de l'annonce des résultats des élections israéliennes, au siège de campagne du parti à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Otzma Yehudit, le député Itamar Ben Gvir, s'adresse à ses partisans lors de l'annonce des résultats des élections israéliennes, au siège de campagne du parti à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’adressant aux journalistes, le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir, membre du parti HaTzionout HaDatit a déclaré qu’il travaillera pour tous les Israéliens, « même pour ceux qui me détestent ».

Ben Gvir s’est engagé à intégrer un gouvernement « complètement de droite » après que les résultats partiels montrent que son parti est le troisième plus grand, avec 14 sièges sur 120.

« Mais je tiens à dire que je travaillerai pour tout le peuple d’Israël, même ceux qui me détestent », dit-il.

Michaeli est un échec colossal, elle doit rentrer chez elle – élu travailliste

La cheffe du parti travailliste Merav Michaeli dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote à Tel Aviv, le 1er novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La cheffe du parti travailliste Merav Michaeli dépose son bulletin de vote dans un bureau de vote à Tel Aviv, le 1er novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le site d’information Ynet a rapporté les propos d’un politicien travailliste anonyme qui s’en est pris à la cheffe du parti, Merav Michaeli, suite aux mauvais résultats apparents du parti lors des élections.

Le membre du parti affirme que le parti travailliste a été sauvé par les fidèles du parti qui ont voté pour le parti travailliste en dépit de Michaeli.

« Nous attendons d’elle qu’elle tire les conclusions évidentes, sinon nous la renverrons chez elle », a-t-il dit. « Il est incroyable que le parti travailliste ait du mal à franchir le seuil électoral. Merav est un échec colossal, et déconnectée de la réalité. »

Avec près de 85% des votes comptés, le bloc de Netanyahu en route vers la victoire

Avec 84,3 % des votes dépouillés, le bloc de Benjamin Netanyahu (droite, religieux et extrême droite) reste en tête, et le parti de gauche Meretz est sur le point de franchir le seuil.

La commission centrale électorale a jusqu’à présent comptabilisé 4 081 243 votes, dont 24 201 ont été invalidés.

Sur la base du décompte actuel, le bloc de Netanyahu obtiendrait 65 sièges, bien que ce chiffre puisse changer à mesure que d’autres bulletins sont traités.

Les sondages à la sortie des urnes prévoyaient 62 sièges pour le bloc de Netanyahu, ce qui serait suffisant pour obtenir la majorité et former une coalition à la Knesset, qui compte 120 sièges.

Le parti de gauche Meretz est actuellement à un cheveu des 3,25 % de voix minimum nécessaires pour être représenté à la Knesset, avec 3,2 %.

Le parti d’opposition arabe Balad se rapproche également de ce seuil avec 3,05 % du total des voix.

Le parti islamiste Raam, qui devrait remporter quatre sièges selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, est actuellement bien au-delà du seuil électoral avec 4,35 %, selon le décompte actuel, tout comme Hadash-Taal avec 3,92 %.

Si Raam, Balad ou Meretz ne parviennent pas à obtenir une représentation à la Knesset, cela renforcera les chances de Netanyahu de former une coalition, mais si les trois y parviennent, cela pourrait anéantir ses chances.

Le décompte en cours n’est pas représentatif du vote global puisque les bulletins de vote proviennent de différentes régions du pays à des moments différents, et les pourcentages attribués à chaque parti vont probablement changer au fur et à mesure que le décompte se poursuit.

80% des votes comptés: la victoire du Likud se confirme; Meretz flirte avec le seuil

Des partisans du parti Meretz réagissent à l'annonce des résultats des élections israéliennes, à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Flash90)
Des partisans du parti Meretz réagissent à l'annonce des résultats des élections israéliennes, à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Flash90)

Avec un peu moins de 80 % des votes dépouillés, le bloc religieux de droite de Benjamin Netanyahu reste en tête, et le parti de gauche Meretz est sur le point de franchir le seuil électoral.

La commission centrale électorale a jusqu’à présent comptabilisé 3 863 484 votes, dont 22 801 ont été invalidés.

Sur la base du décompte actuel, le bloc de Netanyahu obtiendrait 65 sièges, mais ce chiffre est susceptible d’évoluer au fur et à mesure du dépouillement des bulletins.

Les sondages à la sortie des bureaux de vote prévoyaient 62 sièges pour le bloc de Netanyahu, ce qui serait suffisant pour obtenir la majorité et former une coalition à la Knesset, qui compte 120 sièges.

Le parti de gauche Meretz est actuellement à un cheveu des 3,25 % des suffrages exprimés, un minimum nécessaire pour obtenir une représentation à la Knesset, avec 3,23 %, bien que certains sondeurs aient prédit que le parti passerait le cap et obtiendrait quatre à cinq sièges dans le décompte final.

Le parti d’opposition arabe Balad se rapproche également du seuil avec 3,07 % du total des voix.

Le parti islamiste Raam, qui devrait remporter quatre sièges selon les sondages de sortie des urnes, est actuellement bien au-delà du seuil électoral avec 4,25 %, selon le décompte actuel, tout comme Hadash-Taal avec 3,94 %.

Le décompte en cours n’est pas représentatif du vote global puisque les bulletins de vote proviennent de différentes régions du pays à des moments différents, et les pourcentages attribués à chaque parti vont probablement changer au fur et à mesure que le décompte se poursuit.

Netanyahu promet de « restaurer la fierté nationale qui nous a été enlevée »

Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, aux côtés de sa femme Sara s'adressant à ses partisans au siège de campagne du parti à Jérusalem, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)
Le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, aux côtés de sa femme Sara s'adressant à ses partisans au siège de campagne du parti à Jérusalem, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Netanyahu a qualifié la performance électorale du Likud « d’énorme expression de foi ».

« Je ne suis pas le roi », a-t-il dit alors que les chants de « Bibi, roi d’Israël » retentissaient à nouveau. « J’ai besoin d’être élu, et je serai élu, grâce à vous ».

Il a salué le Likud comme étant « de loin le plus grand parti en Israël », et a félicité « nos partenaires du camp nationaliste » pour leur performance électorale.

Il a affirmé que le vote démontre que le peuple israélien « veut la sécurité, un coût de la vie réduit – il veut la force, il ne veut pas la faiblesse… ».

Il a promis de « restaurer la fierté nationale qui nous a été enlevée ».

Netanyahu a insisté sur le fait qu’Israël est un État juif, mais n’a pas précisé qu’Israël était une démocratie : Le peuple, dit-il, « veut un État juif – un État qui honore ses citoyens, mais c’est un État juif », répète-t-il. « Notre État national, dont nous avons rêvé et pour lequel nous nous sommes battus, et pour lequel nous avons versé des mers de larmes et de sang ».

Le peuple, a-t-il poursuivi, « veut un gouvernement stable, un gouvernement expérimenté… un Premier ministre qui s’occupe de nos soldats, de notre police ».

Il a promis d’être « très agressif dans la défense de notre sécurité et dans la recherche de la paix avec nos voisins – dans le souci de tous les citoyens. »

Il a dit insister sur « l’intégrité électorale totale » – le Likud ayant précédemment déposé une plainte à la police pour des irrégularités de vote présumées dans le secteur arabe, que la commission centrale électorale a balayé d’un revers de main.

Quant à la nature de la coalition qu’il mettra en place, Netanyahu a promis que « si les résultats réels reflètent les sondages de sortie des urnes, je mettrai en place un gouvernement nationaliste qui s’occupera de tous les citoyens d’Israël, sans exception, car l’État est à nous tous. »

Il n’a pas précisé quels partis feront partie de cette coalition, mais cette formulation, et l’arithmétique des élections, indiquent qu’elle sera composée des partenaires naturels du Likud – le parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit et les ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah.

« Nous rétablirons la sécurité, nous réduirons le coût de la vie, nous élargirons encore plus le cercle de la paix, nous rétablirons Israël comme une puissance montante parmi les nations », a-t-il dit.

« Nous avons un seul État, un seul destin, un seul avenir. »

Dans le passage le plus conciliant de son discours, il a également promis d' »agir pour calmer les ardeurs du débat public, pour apaiser les dissensions – non seulement pour élargir la paix avec nos voisins, mais aussi pour restaurer la paix intérieure ».

Miki Zohar veut commencer par contourner la Haute Cour, le Likud dément

Miki Zohar, député du Likud, arrive pour une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 6 mai 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Miki Zohar, député du Likud, arrive pour une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Tel Aviv, le 6 mai 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Miki Zohar, député du Likud, affirme que le premier ordre du jour d’un éventuel nouveau gouvernement dirigé par le parti avec d’autres partis de droite et religieux sera l’adoption d’un projet de loi permettant à la Knesset de passer outre les décisions de la Haute Cour de justice.

Au micro de la Douzième chaîne, Zohar a déclaré que « nous souhaitons gouverner, donc la chose essentielle que nous ferons sera de promulguer la clause de neutralisation. »

Mais le Likud a publié une déclaration disant que la proposition de Zohar ne représentait que « son opinion personnelle ».

En réponse, Zohar, qui est 10e sur la liste du Likud, a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de rejoindre la coalition si elle n’incluait pas la clause.

Le projet de loi donnerait à la Knesset la capacité d’annuler les décisions de la Haute Cour dans les cas où celle-ci annule de nouvelles lois.

A LIRE : Deux camps de la droite, deux réformes opposées du système judiciaire

Une telle mesure est depuis longtemps l’objectif des politiciens de droite et ultra-orthodoxes, qui ont vu la Cour annuler des mesures concernant l’appropriation de terres en Cisjordanie, la détention de migrants et le report de l’enrôlement militaire des ultra-orthodoxes.

Les législateurs de droite ont également présenté cette proposition controversée comme un outil permettant de protéger Netanyahu des accusations de corruption pour lesquelles il est jugé.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Pindrus au bloc d’opposition : « Nous ne sommes pas des animaux comme vous »

Le député de Yahadout HaTorah Yitzhak Pindrus lors d'une commission à la Knesset, le 25 avril 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député de Yahadout HaTorah Yitzhak Pindrus lors d'une commission à la Knesset, le 25 avril 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Yitzhak Pindrus du parti haredi Yahadout HaTorah a déclaré à l’adresse de ses adversaires politiques que « nous ne sommes pas des animaux comme vous », dans un message visiblement destiné à apaiser le bloc adverse.

Pindrus s’est exprimé sur le site d’information Ynet alors que les sondages et les premiers décomptes de voix prédisent une victoire du bloc de Benjamin Netanyahu (droite, religieux et extrême droite), qui comprend le parti de Pindrus.

« Nous ne vous traiterons pas cruellement comme vous nous avez traités », a déclaré Pindrus.

« Nous sommes des gens civilisés, pas des animaux comme vous. Au gouvernement, vous avez volé, vous nous avez maltraités, vous nous avez piétinés. Vous pensiez que nous n’étions que des chiffons. Nous sommes des êtres humains », a-t-il dit.

« Nous vous traiterons bien, nous ne vous persécuterons pas, nous ne vous harcèlerons pas », a-t-il ajouté. « Nous prendrons soin de nos droits, mais nous ne chercherons pas où nous pouvons vous harceler un peu, où nous pouvons vous faire du mal. Nous ne sommes pas comme vous. Vous avez des problèmes ? Regardez dans le miroir, pas chez nous ».

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