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Avec Elazar Stern hors-course, une femme dirigera-t-elle l’Agence juive ?

Plusieurs membres de la commission chargée de désigner le dirigeant de l'Agence envisage de choisir une femme pour la toute première fois dans l'histoire de l'institution

De haut en bas et de gauche à droite :  Omer Yankelevich (Crédit : FLash90), Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger), Fleur Hassan-Nahoum (Crédit : AFP); Irina Nevzlin (Autorisation), Yaffa Zilbershats (Crédit : Flash90), Elazar Stern (Crédit : Flash90)
De haut en bas et de gauche à droite : Omer Yankelevich (Crédit : FLash90), Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger), Fleur Hassan-Nahoum (Crédit : AFP); Irina Nevzlin (Autorisation), Yaffa Zilbershats (Crédit : Flash90), Elazar Stern (Crédit : Flash90)

Suite à l’annonce qui de mardi par le ministre des Renseignements Elazar Stern (Yesh Atid), qui a déclaré se retirer de la course à la présidence de l’Agence juive, plusieurs membres de la commission chargée de désigner le nouveau dirigeant de l’institution envisagent à choisir une femme à la tête de l’organisation, une première dans l’Histoire de cette dernière, a appris le Times of Israël.

L’administration de l’Agence juive, qui est formée de dix membres – cinq issus de l’Organisation sioniste mondiale, trois des JFNA (Jewish Federations of North America) et deux de l’organisation Keren Hayesod-United Israel Appeal — décidera, le 24 octobre, du nom du nouveau président de la plus importante ONG juive dans le monde.

Un candidat qui s’est entretenu avec les membres de la commission chargée des nominations a confié au Times of Israël que les postulants avaient eu le sentiment que les décideurs s’intéressaient à la possibilité de choisir une femme, pour la toute première fois dans l’histoire de l’Agence juive.

Le même candidat a ajouté qu’un membre de la commission lui avait très clairement fait savoir qu’à compétences et expériences équivalentes, ce serait une femme qui serait choisie.

Un autre candidat a confirmé ces propos, disant avoir eu le même sentiment.

Stern a retiré sa candidature à la présidence de l’Agence juive dans l’après-midi de mardi dans un contexte de controverse croissante suite à des propos tenus au début de la semaine, qui avaient laissé entendre qu’il avait détourné le regard face à des plaintes de harcèlement sexuel lorsqu’il était à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée israélienne.

Elazar Stern, membre de la Knesset. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Pour tenter de rectifier le tir, Stern avait fait le tour des principaux plateaux télévisés dimanche soir, s’excusant au cas où ses propos auraient été offensants. Il avait déclaré que, bien qu’il avait déchiré des plaintes anonymes, celles-ci n’avaient jamais porté sur des allégations d’agression sexuelle.

Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, avait initialement soutenu Stern, membre de sa formation Yesh Atid, en disant dans une déclaration, lundi : « Yesh Atid est un parti qui se distingue par une tolérance zéro pour le harcèlement sexuel. Nous pensons que les femmes doivent être protégées et qu’elles doivent pouvoir porter plainte de la manière qu’elles considéreront comme appropriée. si Stern avait dit avoir déchiré des plaintes pour harcèlement sexuel, nous lui aurions fait nos adieux dans la foulée. Mais il n’a pas dit cela, et il ne croit pas en cela ».

Mais depuis ces déclarations, les médias israéliens se sont emparés d’un certain nombre de témoignages de soldates qui ont affirmé que Stern, lorsqu’il dirigeait l’école des officiers, leur avait dit de ne pas répéter les plaintes pour viol ou pour harcèlement sexuel dont elles lui avaient fait part à l’encontre d’officiers. Stern a retiré sa candidature de l’Agence juive peu après.

Après avoir été désigné ministre des Renseignements lors de la formation du nouveau gouvernement, cette année, il avait été convenu que Stern serait le candidat du Premier ministre au poste de président de l’Agence juive. Le processus de nomination est dorénavant en cours.

Par tradition, le Premier ministre suggère un candidat à la tête de cette organisation quasi-gouvernementale. Ce candidat est généralement approuvé par la commission de nomination, puis par le conseil d’administration.

Avec Stern hors-course, un certain nombre de personnalités publiques estiment avoir dorénavant une chance d’obtenir la présidence de l’Agence.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président de l’Agence juive Natan Sharansky, le 18 juin 2013. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Parmi les candidats, cinq femmes : l’ex-ministre Omer Yankelevich, qui est soutenue par la formation Kakhol lavan ; l’ancienne législatrice Michal Cotler-Wunsh, élue à la Knesset aux côtés du parti Telem de Moshe Yaalon, une formation dont elle avait fait défection pour rejoindre Kakhol lavan ; le directrice de l’ANU – Musée du peuple juif, Irina Nevzlin, épouse du député Likud Yuli Edelstein; la professeure Yaffa Zilbershats, présidente de la commission du budget et de la planification au Conseil de l’enseignement supérieur et l’adjointe au maire de Jérusalem Fleur Hassan-Nahoum.

Hassan-Nahoum est également la seule candidate d’origine séfarade, ses parents étant venus en Israël depuis le Maroc, et elle a noté auprès de la commission de nomination que jamais l’Agence juive n’avait eu un président d’origine mizrahie, a indiqué son porte-parole.

Il n’y a que deux femmes dans la commission chargée des nominations : Racheli Beretz Ricks, cheffe du département de la lutte contre l’antisémitisme et de la résilience communautaire au sein de l’Organisation sioniste mondiale et Helena Glazer, directrice du bureau exécutif de WIZO World.

Parmi les autres candidats à la tête de l’Agence, l’ancien ambassadeur israélien aux Nations unies Danny Danon, qui est actuellement dirigeant du Likud mondial ; l’ancien législateur Likud Uzi Dayan et l’ancien député de Koulanou qui a été ambassadeur israélien aux États-Unis Michael Oren.

Répondant mardi à une question sur la désignation d’une éventuelle femme présidente, l’Agence juive a dit que « la commission choisira le meilleur candidat ».

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