Avi Gabbay renonce à se représenter à la tête du Parti travailliste
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Avi Gabbay renonce à se représenter à la tête du Parti travailliste

Le responsable reconnaît des erreurs lors des dernières élections à la Knesset et jure de continuer à "se battre pour nos valeurs"

Le chef du Parti travailliste Avi Gabbay lors d'une discussion sur un projet de loi visant à dissoudre le Parlement, à la Knesset, à Jérusalem, le 29 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le chef du Parti travailliste Avi Gabbay lors d'une discussion sur un projet de loi visant à dissoudre le Parlement, à la Knesset, à Jérusalem, le 29 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le dirigeant et député travailliste Avi Gabbay, dont la démission était réclamée depuis qu’il a conduit le parti à ses pires résultats électoraux, a annoncé mardi qu’il ne se représenterait pas à la direction de la formation lors des prochaines primaires.

Dans des commentaires publiés sur sa page Facebook, Gabbay a appelé le comité central travailliste à organiser des primaires pour désigner le futur président le 2 juillet prochain, deux mois environ avant les prochaines élections nationales.

« Je terminerai mon mandat de dirigeant de la formation au terme du processus des primaires », a-t-il écrit.

Gabbay a fait l’objet de pressions croissantes pour qu’il quitte son poste après que le parti n’a remporté que six sièges à la Knesset – composée de 120 membres – au cours des élections du mois d’avril, le pire résultat jamais enregistré dans l’histoire de cette formation historique ou de celle de son prédécesseur, le Mapai, qui avait gouverné Israël au cours de ses trente premières années d’existence.

Il a été de surcroît âprement critiqué après qu’il a été révélé qu’il avait envisagé de rejoindre la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu – il avait répété à de multiples reprises qu’une telle éventualité était absolument inenvisageable. Il n’avait finalement pas donné suite à cette initiative.

Les attaques contre Gabbay se sont encore intensifiées après que des informations ont émergé, selon lesquelles il aurait envisagé, lors des négociations, d’accorder l’immunité à Netanyahu face aux poursuites judiciaires, une position contraire à celle qu’il avait suivie jusque là.

Sa décision de ne pas se présenter à la réélection en tant que chef du parti « était déjà claire pendant la nuit des dernières élections, mais les grandes décisions ne se prennent pas dans la tempête et j’ai préféré attendre le moment propice pour prendre cette décision et pour en faire l’annonce », a écrit Gabbay mardi.

Se référant à la campagne électorale désastreuse d’avril, Gabbay a admis qu’il « y a eu également des erreurs dont j’assume toute la responsabilité ».

« J’ai l’intention de continuer à me battre pour nos valeurs, notre démocratie, l’avenir de nos jeunes et pour de bons systèmes publics pour les citoyens d’Israël », a ajouté Gabbay.

En plus de l’organisation d’un vote pour désigner un dirigeant, le parti travailliste doit décider s’il tiendra également des primaires pour désigner une nouvelle liste de candidats pour le scrutin qui désignera les nouveaux députés en septembre. De nouvelles élections convoquées par Netanyahu après son échec à former une coalition majoritaire.

La Treizième chaîne a fait savoir lundi que Gabbay avait suggéré de conserver la liste actuelle, lui-même gardant la seconde place. Cette deuxième place est dorénavant vacante depuis que l’ancien général de Tsahal, Tal Russo a fait savoir qu’il se retirait de la vie politique.

Russo occupait la deuxième place de la liste travailliste, une place réservée par Gabbay qui lui permettait de contourner les primaires du parti, pour tenter de renforcer ses gages en termes de défense.

La formation devrait finaliser cette semaine la préparation de ses primaires prévues le 2 juillet. Amir Peretz, Stav Shaffir, Itzik Shmuli, l’ancien chef d’état-major adjoint Yair Golan, et peut-être l’ex-Premier ministre Ehud Barak, devraient briguer la présidence du parti.

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