Avigdor Liberman entre en fanfare au ministère de la Défense
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Avigdor Liberman entre en fanfare au ministère de la Défense

Après la cérémonie au quartier général militaire à Tel-Aviv, le leader de Yisrael Beytenu doit rencontrer les chefs de Tsahal pour la première présentation de la sécurité et Yaalon pour une passation de pouvoir dans les règles

Le ministre de la Défense entrant, Avigdor Liberman (2e à gauche) et le chef d'état-major, Gadi Eizenkot (2e à droite) écoutent Hatikva, l'hymne national, au cours de la cérémonie d'accueil de Liberman au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 31 mai 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)
Le ministre de la Défense entrant, Avigdor Liberman (2e à gauche) et le chef d'état-major, Gadi Eizenkot (2e à droite) écoutent Hatikva, l'hymne national, au cours de la cérémonie d'accueil de Liberman au ministère de la Défense à Tel Aviv, le 31 mai 2016. (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

Avigdor Liberman a défié ses détracteurs et est officiellement entré en fonction en tant que ministre de la Défense, mardi, lors d’une cérémonie au siège du ministère de la Défense de Kirya à Tel-Aviv.

Il devait immédiatement après la cérémonie rencontrer le chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, et d’autres militaires de haut rang pour un aperçu initial de la sécurité.

Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, a été investi lundi, après l’approbation de sa nomination par un vote de la Knesset.

Sur les 99 députés présents dans le plénum, 55 ont voté en faveur de la nomination de Liberman et 43 contre, le vétéran du Likud, Benny Begin, prenant ses distances avec la ligne du parti en s’abstenant.

Benny Begin, député du Likud, se rend à une réunion de son parti à la Knesset, le 23 mai 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Benny Begin, député du Likud, se rend à une réunion de son parti à la Knesset, le 23 mai 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Mardi, Begin s’en est pris aux membres « stupides » de la droite qui ont exprimé leur satisfaction après la démission du ministre de la Défense Moshe Yaalon et son remplacement par Liberman.

S’adressant à la radio militaire, il a averti que, sur la base des déclarations de Liberman faites lorsqu’il siégeait dans l’opposition, il s’attendait à ce que le ministre de la Défense recherche des politiques n’étant « pas respectueuses, ne faisant pas attention, n’étant pas responsables, et non modérées ».

Le vote de la Knesset de lundi est intervenu quelques heures après que le cabinet a donné à l’unanimité son feu vert à la nomination dans le cadre d’un accord pour mettre au parti de Liberman d’entrer dans la coalition.

L’ajout de Yisrael Beytenu donne à la coalition gouvernementale 66 des 120 sièges de la Knesset, ce qui renforce sa majorité précédemment extrêmement mince avec 61 sièges.

« Passation de pouvoir dans les règles » pour Liberman et Yaalon

Suite à la décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu de nommer Liberman, Yaalon, ancien chef de Tsahal respecté, a annoncé qu’il démissionnerait de la Knesset et se retirerait temporairement de la politique.

Pourtant, Moshe Yaalon a accepté de tenir une réunion de transfert avec son successeur Avigdor Liberman.

Liberman a appelé Yaalon mardi, lui demandant de « convoquer une réunion de passation de pouvoir dans les règles », selon un communiqué du ministère de la Défense, qui note que Yaalon a accepté d’y assister.

La date de la réunion n’a pas été annoncée dans l’immédiat.

Le ministre de la Défense sortant, Moshe Yaalon, se rend à une conférence de presse pour annoncer sa démission, au quartier général de Tel Aviv, le 20 mai 2016 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le ministre de la Défense sortant, Moshe Yaalon, se rend à une conférence de presse pour annoncer sa démission, au quartier général de Tel Aviv, le 20 mai 2016 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les politiciens et experts ont réagi avec inquiétude et dédain lorsque la décision de nommer Liberman a été annoncée, il y a près de deux semaines, avertissant que donner le ministère de la Défense au politicien fauteur de troubles était un mouvement dangereux.

Liberman, qui a été ministre des Affaires étrangères avant de passer dans l’opposition après les élections de l’année dernière, manque d’expérience militaire, ce qui est généralement une condition préalable pour les ministres de la Défense israéliens, mais il est véhément sur les questions de défense.

Il avait pris ses distances avec Netanyahu, alors son partenaire dans une faction Knesset englobant à la fois le Likud et Yisrael Beytenu, par rapport à la manière dont était gérée la guerre de Gaza de 2014 et a ouvertement exigé la peine de mort dans les affaires de terrorisme, dans la mesure où il en a fait une condition préalable pour qu’il rejoigne la coalition après les élections en mars dernier. Il a plus tard laissé tomber sa demande.

Dans un effort possible pour apaiser les inquiétudes sur sa rhétorique passée, Liberman a vanté ses références en matière de paix dans une allocution à la Knesset après le vote de lundi, saluant un récent discours du président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi qui exhortait les Israéliens et les Palestiniens à reprendre les pourparlers comme étant « une réelle opportunité ».

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