Rechercher

Belgique: Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre « l’apartheid » en Israël

Les vélos présentaient des slogans tels que "L’apartheid c’est la ségrégation" ou "Il faut démolir l’apartheid, pas les habitations palestiniennes"

Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre "l'apartheid" en Israël, à Bruxelles, le 21 mars 2022. (Crédit : Amnesty.be)
Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre "l'apartheid" en Israël, à Bruxelles, le 21 mars 2022. (Crédit : Amnesty.be)

L’organisation Amnesty International, engagée dans des efforts visant à dénoncer un prétendu « apartheid » en Israël, a, pour ce faire, fait rouler huit vélos publicitaires dans Bruxelles ce lundi, a rapporté l’ONG sur son site.

L’action était organisée dans le cadre de la « Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ».

« Les vélos ont commencé leur parcours dès 7h45 ce matin aux endroits les plus fréquentés par les automobilistes et les piéton·nes pour ensuite investir des lieux symboliques comme le Palais royal, le Parlement fédéral, le rond-point Schuman, le Parlement européen et l’ambassade d’Israël », a rapporté Amnesty Belgique.

Les vélos présentaient des slogans tels que « L’apartheid c’est la ségrégation » ou « Il faut démolir l’apartheid, pas les habitations palestiniennes ».

« Avec cette action, nous voulons non seulement sensibiliser le public aux enjeux relatifs à ce crime d’apartheid, mais aussi faire pression sur Israël et nos autorités de façon globale pour qu’un terme soit définitivement mis à l’apartheid qu’Israël inflige au peuple palestinien », a expliqué Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International.

Une pétition en rapport avec cette action a été lancée en ligne sur le site internet de l’ONG.

Amnesty International logo
Logo d’Amnesty International. (Crédit : domaine public)

Le 1er février dernier, Amnesty a dévoilé un nouveau rapport lors d’une conférence de presse dans le quartier de Bab A-Zahara à Jérusalem, concluant qu’Israël appliquait une forme d’apartheid à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans le monde entier, et, de manière plus significative et controversée, à l’encontre des Arabes israéliens.

Le rapport, très critiqué, a notamment été rejeté par Israël, les États-Unis, le Royaume-uni et l’Allemagne.

Paul O’Brien, directeur d’Amnesty International USA. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)

Mi-mars, Paul O’Brien, directeur d’Amnesty International pour les États-Unis, a lui déclaré que « nous sommes opposés à l’idée – et je pense qu’il s’agit là d’une partie existentielle du débat – qu’Israël doit être préservé en tant qu’État pour le peuple juif ».

Il a été vivement critiqué par les responsables associatifs juifs américains.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...