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Bennett : la coalition ne tombera pas si Netanyahu signe l’accord de plaidoyer

La coalition "travaille tranquillement et efficacement," dit le Premier ministre ; l'ex-président de la Cour suprême soutient l'accord, qu'il juge bon pour le système judiciaire

Le Premier ministre Naftali Bennett tient une conférence de presse à Tel Aviv le 11 janvier 2022. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le Premier ministre Naftali Bennett tient une conférence de presse à Tel Aviv le 11 janvier 2022. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett a riposté dimanche aux spéculations selon lesquelles son gouvernement pourrait tomber si l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu signait un accord de plaidoyer dans son procès pour corruption.

« Notre gouvernement ne pointe pas les problèmes, il travaille à les résoudre », a déclaré Bennett au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

« Par conséquent, à tous les différents commentateurs politiques, avec tous vos graphiques et vos scénarios, soyez rassurés », a déclaré Bennett. « Le gouvernement d’Israël travaille et continue de travailler tranquillement et efficacement jour après jour pour les citoyens d’Israël. »

Avec la frénésie médiatique de la semaine dernière, survenue car Netanyahu serait intéressé par la conclusion d’un accord de plaidoyer qui pourrait le voir quitter la politique pour une période allant jusqu’à sept ans, de nombreux analystes politiques disent qu’un tel geste pourrait sonner la fin de la coalition gouvernementale actuelle.

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu au tribunal de district de Jérusalem, le 22 novembre 2021. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Pool)

Les huit partis qui composent actuellement le gouvernement sont idéologiquement opposés et leur unité repose uniquement sur leur désir de chasser Netanyahu du pouvoir.

Les partis de droite de la coalition – Yamina, le parti de Bennett, ainsi que Tikva Hadasha et Yisrael Beytenu – ont tous promis qu’ils ne rejoindraient pas le Likud tant qu’il serait dirigé par Netanyahu. Mais si Netanyahu n’est plus là, ces partis pourraient facilement se joindre aux 30 sièges du Likud à la Knesset et aux autres partis de ce bloc pour former une alliance de droite.

Plusieurs membres du gouvernement actuel ont déjà indiqué qu’un remaniement politique était possible si Netanyahu était absent de la sphère politique.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman a déclaré que l’absence de Netanyahu serait « le big bang de l’échiquier politique israélien », tandis que Sharren Haskel, députée de Tikva Hadsha, a déclaré que « si Netanyahu part, tout est possible ».

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