Cette année les sabras lancent le festival de Cannes
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Cette année les sabras lancent le festival de Cannes

L’événement culturel présente une série de films réalisés et assistés par des Israéliens, certains provenant d'un Laboratoire cinématographique de Jérusalem s'adressant à ceux débutant leur carrière

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Scène de « Personal Affairs », le film de Maha Haj sur un couple vieillissant et leurs enfants, vivant à Nazareth, Ramallah et en Suède. Le film est projeté à l'édition de mai 2016 du Festival de Cannes (Crédit : autorisation "Personal Affairs")
Scène de « Personal Affairs », le film de Maha Haj sur un couple vieillissant et leurs enfants, vivant à Nazareth, Ramallah et en Suède. Le film est projeté à l'édition de mai 2016 du Festival de Cannes (Crédit : autorisation "Personal Affairs")

Le Festival de Cannes bat son plein, avec une représentation israélienne significative.

Cette année, le festival de 11 jours, qui a commencé le 11 mai et s’achève le 22 mai, projettera deux longs-métrages israéliens ainsi que plusieurs autres films réalisés avec un soutien israélien.

Concourant dans la catégorie Un Certain Regard de Cannes, on trouve le film d’Eran Kolirin « Beyond the Mountains and Hills », (Koliriin a réalisé le film « The Band’s Visit » en 2007) qui parle d’un militaire de carrière israélien qui se sent peu adapté à la vie israélienne en tant que civil lorsqu’il prend sa retraite, et « Personal Affairs », réalisé par Maha Haj, un réalisateur palestinien, sur un couple arabe vieillissant à Nazareth.

On trouve d’autres films avec des sources israéliennes.

Tel « Anna », un court-métrage de 24 minutes réalisé par Or Sinaï, racontant l’histoire d’une femme solitaire qui cherche un contact humain dans sa chaude petite ville du désert. Le film est joué par l’actrice russo-israélienne Yevgenia Dodina, qui joue également un rôle secondaire dans le film d’Asaph Polonsky « One Week and a Day », un autre film israélien présenté à Cannes.

Avec Shai Avivi (vue récemment dans « Atomic Falafel »), « One Week and a Day » évoque un père en deuil qui termine la semaine du shiva pour son fils et, au lieu de retourner à sa routine comme sa femme le lui demande, fume des joints avec un jeune voisin joué par Tomer Kapon (habitué de la série télévisée « Fauda »). Il découvre, dans ce processus, que la vie peut encore lui réserver des surprises.

« One Week » est le premier long métrage de Polonsky, et le réalisateur né aux Etats-Unis a développé le film dans le laboratoire cinématographique de Sam Spiegel, ainsi que « Run » par Philippe Lacote et Nadav Lapid avec « The Kindergarten Teacher », deux films ayant été présentés à Cannes.

Le Laboratoire cinématographique fait partie de l’école de cinéma et de télévision de Jérusalem de Sam Spiegel, lancé en 2011 pour amener les jeunes cinéastes à Jérusalem pour travailler sur leur premier ou deuxième long métrage. Tous les participants travaillent avec les plus grands éditeurs de scénarios, présentant des scripts finalisés lors d’un événement organisé pendant le Festival du Film de Jérusalem cet été.

https://youtu.be/yGbwK4dDcLA

Il y a plusieurs autres diplômés de Laboratoires cinématographiques à Cannes cette saison, y compris « Apprentice », le deuxième long-métrage du réalisateur singapourien Boo Junfeng. Junfeng a participé à la deuxième saison du Laboratoire, aux côtés du gagnant d’un oscar, Laszlo Nemes, avec son projet de laboratoire, « Son of Saul ».

Lapid, diplômé du Laboratoire, est à Cannes en tant que membre du jury pour la Semaine de la Critique, promouvant son nouveau moyen-métrage, « From the Diary of a Wedding Photographer ».

Ce film met en scène Ohad Knoll (« Srugim », « Yossi and Jagger») et évoque un photographe de mariage qui a épousé une jeune mariée, en tue une autre, puis rentre chez lui.

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