Comment 2 Juifs hassidiques ont créé une marque branchée de bikinis
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Comment 2 Juifs hassidiques ont créé une marque branchée de bikinis

Barry Glick et Saul Samet, fondateurs de Beach Gal, vendent des maillots 2 pièces , avec des perles, paillettes ou volants amovibles

Les fondateurs hassidiques de Beach Gal disent que leur travail n'enfreint pas la loi juive, mais qu'ils ne le "crient pas sur les toits". (Capture d'écran Instagram)
Les fondateurs hassidiques de Beach Gal disent que leur travail n'enfreint pas la loi juive, mais qu'ils ne le "crient pas sur les toits". (Capture d'écran Instagram)

JTA – Juifs hassidiques et bikinis ne figurent en général pas dans la même phrase. Les règles de modestie qui régissent le mode de vie hassidique interdisent généralement les hommes de fréquenter ou même de regarder des femmes légèrement vêtues.

Alors, comment se fait-il que deux hommes hassidiques ont lancé leur propre marque de bikini ?

C’est l’histoire de Barry Glick et Saul Samet – les fondateurs de la société de maillots de bain de Beach Gal, comme l’article dans Racked – l’a révélé de plus d’une manière.

Il y a quatre ans, Glick, 30 ans, père de cinq enfants qui vit dans le quartier très orthodoxe de Borough Park, Brooklyn, travaillait dans un magasin de bekishes sur mesure, ces longs manteaux noirs portés par les hommes hassidiques les jours de fête.

Il est parvenu à l’idée de Beach Gal – des bikinis avec une frange ou une chaîne de perles de coquillages amovible – pendant ses longs trajets jusqu’à la boutique de bekishes dans le New Jersey. Il était fasciné par les panneaux d’affichage pour Pandora, qui permet aux clientes de choisir leurs propres bijoux.

« Je n’ai aucune idée comment j’y suis arrivé, mais un jour je me suis dit, Peut-être qu’il pourrait y avoir un bikini qui fonctionnerait avec un tel concept’, a-t-il confié à Racked.

Glick a présenté son idée à Samet, un voisin de Borough Park qui a fourni l’investissement initial de l’entreprise.

Samet était en contact avec Cynthia Riccardi, le designer derrière la célèbre marque de maillots de bain Cyn & Luca , qui a aidé le duo à finaliser leurs modèles et les a guidés vers des fabricants de tissus de haute qualité en Amérique du Sud.

Depuis lors, selon Racked, Brach Gal a reçu des critiques positives sur Amazon et vendu la plupart des 2 500 aricles de leur cycle de production initial. Leurs maillots, vendus pour environ 150 $, comportent des perles, paillettes ou volants amovibles. Aucun ne tombe dans la catégorie de vêtements ou maillots de bain ‘modestes’ (pour en avoir le cœur net, jetez un œil à leur catalogue).

Ainsi, alors que le couple hassidique est confiant dans leur produit, ils sont, sans surprise, inquiets au sujet de la façon dont ils pourraient être perçus dans la communauté orthodoxe. Ils ont refusé que leurs photos figurent dans l’article de Racked, et ont dit qu’ils ne le « criaient pas sur les toits. » Samet a dit qu’il n’avait pas parlé de la nouvelle société à ses beaux-parents (mais a précisé que sa femme était tout à fait favorable au projet).

L’autre ironie ici, comme le souligne Racked, est que les hommes hassidiques ne sont pas exactement des experts de la mode – ils ont plutôt tendance à porter exclusivement des costumes noirs et de chemises blanches.

Cependant, pour Glick au moins, l’inspiration pourrait pêtre familiale. Sa mère travaille dans un magasin de vêtements ‘modestes’ et sa grand-mère a possédé un magasin de tissus pendant environ 30 ans. Il dit que deux de ses trois sœurs sont « très à la mode. »

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