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Condamnations pour fraudes aux virements depuis Israël pendant le confinement en France

Six des huit personnes jugées à Paris pour escroquerie ont été condamnées à des peines de six mois à cinq ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Paris, en janvier 2011. (Crédit : Loïc Venance/AFP)
Le tribunal correctionnel de Paris, en janvier 2011. (Crédit : Loïc Venance/AFP)

Des peines de six mois à cinq ans d’emprisonnement ferme ont été prononcées vendredi contre six des huit personnes jugées à Paris pour des escroqueries aux virements commises depuis Israël pendant le premier confinement imposé en France lors de la pandémie de COVID-19.

L’affaire a débuté en mars 2020, au début du confinement en France, par des escroqueries appelées « carambouilles ». Plusieurs entités travaillant dans le domaine de la santé déposent alors plainte et décrivent le même schéma d’arnaque au faux ordre de virement. Elles racontent avoir commandé des masques FFP2, des gants ou du gel hydroalcoolique après avoir été démarchées au téléphone, mais ne jamais avoir rien reçu. Les fonds versés étaient virés sur des comptes ouverts à l’étranger via des identités usurpées.

Comparaissant libres, les six hommes et deux femmes étaient jugés, pour escroqueries ou tentatives d’escroquerie en bande organisée, blanchiment en bande organisée ou association de malfaiteurs.

Cinq d’entre eux, soupçonnés d’avoir participé aux escroqueries depuis un « call center » à Netanya en Israël, ont été extradés par les autorités israéliennes.

La peine la plus lourde comprend cinq ans d’emprisonnement sans sursis, une amende de 100 000 euros ainsi que la confiscation d’un terrain et d’une maison à hauteur de 195 900 euros à Netanya.

À partir de juin 2020, alors que la pénurie de matériel médical ou paramédical n’était plus d’actualité, les escrocs sont passés à un autre type de fraude : ils contactaient des entreprises telles qu’Airbus Industries, Lactalis ou Atalian en se faisant passer pour des agents de l’administration fiscale et leur demandaient les noms de leurs fournisseurs.

Pour les enquêteurs, les fraudeurs voulaient procéder à l’escroquerie « au changement de RIB » (changement frauduleux du relevé d’identité bancaire d’un fournisseur au profit d’un tiers escroc) mais n’y sont pas parvenus.

Dix-sept entreprises ont été escroquées et onze autres ont subi des tentatives qui n’ont pas abouti.

Le préjudice total causé a été évalué à « 195 900 euros », avait indiqué à l’audience le président du tribunal correctionnel, Guillaume Daïeff.

Les deux autres prévenus ont été relaxés.

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