COVID-19 : Les dirigeants du monde entier souhaitent bon rétablissement à Trump
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COVID-19 : Les dirigeants du monde entier souhaitent bon rétablissement à Trump

"Je voudrais rappeler à tous que personne n'est à l'abri de l'infection", a dit le ministre israélien de la Santé ; le président US et son épouse ont annoncé être positifs au virus

Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réunissent à l'Assemblée générale des Nations Unies,le 26 septembre 2018 au siège de l'ONU. (Crédit : AP/Evan Vucci).
Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réunissent à l'Assemblée générale des Nations Unies,le 26 septembre 2018 au siège de l'ONU. (Crédit : AP/Evan Vucci).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souhaité bon rétablissement à Donald Trump après l’annonce par le président des Etats-Unis que lui et son épouse Melania avaient été testés positifs au coronavirus.

« Comme des millions d’Israéliens, Sara et moi-même pensons au président Donald Trump et à la First Lady Melania Trump et nous souhaitons à nos amis un rétablissement prompt et entier », a écrit Netanyahu sur Twitter.

Le président Reuven Rivlin a écrit un post similaire sur son compte Twitter.

« Au nom de tous les Israéliens, nous dirigeons nos pensées au président Trump et à la Première dame et nous leur transmettons tous nos vœux de refuah shlema, un rétablissement rapide et total », a écrit Rivlin.

Le président Reuven Rivlin derrière son homologue américain Donald Trump, qui signe le livre d’or, avec leurs épouses Melania Trump et Nechama Rivlin, à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 22 mai 2017. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein, a également déclaré qu’il espérait que le couple Trump se remettrait pleinement.

« À cette occasion, je voudrais rappeler à tous que personne n’est à l’abri de l’infection. Suivez les directives, c’est pour votre santé », a écrit Edelstein sur Twitter.

La nouvelle de la contamination de l’homme le plus puissant du monde par le virus le plus célèbre de la planète a immédiatement entraîné des réactions de choc, de sympathie, de jubilation non déguisée et, bien sûr, a aussi dégagé ce parfum de scandale et de curiosité que suscitent la plus grande partie des agissements de Trump – même à des milliers de kilomètres.

L’annonce faite sur Twitter par Trump que lui et son épouse étaient positifs au coronavirus, et l’incertitude profonde qui a accompagné cette annonce, ont été repris par les médias du monde entier, mis en suspens des initiatives multiples et entraîné de nombreux commentaires.

Donald Trump et son épouse Melania, le 20 janvier 2017. (Crédit : AFP/MANDEL NGAN)

La positivité du test de dépistage du dirigeant de la plus importante économie mondiale ajoute de l’incertitude aux inquiétudes des investisseurs, et notamment sur la manière dont l’infection pourrait affecter les élections du 3 novembre entre Trump et le candidat démocrate Joe Biden.

Les produits à terme sur actions américains et les actions asiatiques ont chuté suite à la nouvelle. Les contrats à terme sur action pour les indices S&P 500 et Dow ont perdu 1,9 %. Les prix du pétrole ont également baissé. Le prix des actions au Japon et en Australie a chancelé.

« Dire que cela pourrait être grave est une litote », a commenté la Rabobank dans un commentaire. « De toute façon, tout se met dorénavant en retrait derrière ce dernier rebondissement incroyable survenu dans cette campagne électorale américaine. »

Les leaders et les responsables du monde entier ont été rapides à réagir à l’annonce, certains faisant part de leur sympathie et d’autres témoignant une joie quelque peu maligne.

« Mes meilleurs vœux de guérison au président Trump et à la première Dame. J’espère qu’ils guériront vite du coronavirus », a écrit le Premier ministre britannique Boris Johnson sur Twitter.

Johnson a frôlé la mort, il y a quelques mois, après avoir attrapé le coronavirus.

« Je souhaite à mon ami @POTUS @realDonaldTrump et à @FLOTUS un rétablissement rapide et une bonne santé », a twitté, pour sa part, le Premier ministre indien Narendra Modi.

Les liens entre les Etats-Unis et l’Inde se sont renforcés sous Trump et l’Inde est considérée comme une partenaire permettant un rééquilibrage face au poids croissant de la Chine en Asie.

Le Premier ministre indien Narendra Modi, à droite, serre la main du président Trump lors d’un rassemblement au Sardar Patel Stadium de Motera, aux abords d’Ahmedabad, le 24 février 2020. (Crédit : Money SHARMA / AFP)

« Je souhaite à @realDonaldTrump et à @FLOTUS une guérison rapide. Le COVID-19 est une bataille dans laquelle nous sommes encore tous au front. Tous les jours. Indépendamment de là où nous vivons », a pour sa part écrit le président du Conseil européen, Charles Michel, dans un Tweet.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, à la tête de l’Organisation mondiale de la Santé, a envoyé ses vœux de « prompte et rapide guérison » au couple présidentiel. Trump est en train de retirer les Etats-Unis de l’OMS qu’il accuse d’avoir mal pris en charge la pandémie de coronavirus. Il considère aussi que l’OMS se montre trop proche de la Chine.

« Nos meilleurs vœux de guérison au président et à la First Lady – mais cela démontre bien que personne n’est à l’abri du COVID-19 et de se faire contaminer. Et cela montre également qu’indépendamment des précautions, nous sommes tous susceptibles de l’attraper », a commenté le ministre australien de l’Agriculture David Littleproud, qui est vice-président du parti conservateur Nationals, devant les caméras de l’Australian Broadcasting Corp. TV. « C’est une période éprouvante et cela montre bien qu’une pandémie globale peut, dans les faits, toucher tout le monde – et même le président des Etats-Unis. »

La gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, qui s’est exprimée lors d’une conférence de presse hebdomadaire, n’a pas mentionné la réticence affichée par Trump face à l’obligation du port du masque lorsqu’elle a été interrogée sur sa contamination, mais elle a dit que cette information « m’a rappelé combien l’usage du masque est important au Japon ».

Les médias du monde entier ont aussi abondamment repris cette annonce, avec des bulletins spéciaux qui ont interrompu la diffusion des émissions sur les écrans de télévision à Séoul, Tokyo, Taipei et Pékin.

En Chine, l’agence de presse officielle Xinhua a transmis l’information et un présentateur de la chaîne de télévision CCTV l’a rendue publique. Il n’y a pas eu de commentaire du gouvernement en ce vendredi, au second jour d’un congé national de huit jours.

Ce résultat de test positif, pour Trump et son épouse, est actuellement le sujet le plus recherché en Chine – après les informations portant sur le congé national – sur la plateforme de réseau social très populaire Weibo, avec des commentaires pour la plupart moqueurs ou critiques.

Le président américain Donald Trump lève le pouce alors qu’il quitte Marine One après son arrivée sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, le 1er octobre 2020, à la suite d’événements de campagne dans le New Jersey. (SAUL LOEB / AFP)

Un utilisateur a notamment écrit dans une démonstration d’humour noir que Trump twittait enfin quelque chose de positif.

Pékin s’est offusqué des nombreuses tentatives de Trump de blâmer la Chine – pays où était apparu le virus – pour la pandémie et a appelé à la coopération internationale dans le combat contre le COVID-19, un message qui a résonné auprès du public.

Hu Xijin, rédacteur en chef du journal d’Etat Global Times, au franc-parler bien connu, a écrit en anglais sur Twitter que « le président Trump et la Première dame ont payé le prix du pari de minimiser le COVID-19 ».

La télévision d’Etat iranienne a annoncé que Trump avait attrapé le virus, un présentateur mettant en avant une image peu flatteuse du président américain entouré par ce qui a paru être des coronavirus géants. Les relations entre les Etats-Unis et l’Iran sont au plus bas depuis que Trump a retiré unilatéralement les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire signé par Téhéran avec les puissances mondiales, réimposant de surcroît des sanctions écrasantes à la République islamique.

Les réactions ont rapidement abondé sur les réseaux sociaux en Asie.

Trump blâmera-t-il les Chinois ? Fera-t-il un pied de nez à ses critiques en traversant sa quatorzaine sans symptômes graves, en continuant à twitter depuis la Maison Blanche ? Sera-t-il gravement malade ou pire ? Et, si tel est le cas, qu’est-ce que cela impliquerait pour les élections américaines – l’un des scrutins les plus contestés de mémoire récente ?

Si l’incertitude a été palpable sur les réseaux sociaux de divers pays, un grand nombre de commentaires ont semblé se délecter de l’information.

« Et voilà la chance pour lui de concrétiser son idée de s’injecter du désinfectant et de prouver à ceux qui disaient que c’était une Fake-News qu’ils avaient tort ! », a ainsi twitté un entrepreneur japonais, Hiroyuki Nishimura, se référant à une idée de traitement qu’avait évoquée Trump au début de l’année.

Le professeur d’économie de l’université de Keio, Masaru Kaneko, a écrit sur le même réseau social que les leaders populistes – comme le Premier ministre Boris Johnson et le président brésilien Jair Bolsonaro – « ont attrapé le virus parce qu’ils ont eu tendance à ne pas le prendre au sérieux. Les deux autres responsables se sont sérieusement attaqués au coronavirus après avoir eux-même été touchés. Les Etats-Unis suivront-ils cet exemple ? »

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