COVID : Le taux de positivité franchit les 7 % mais les cas baisseraient
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COVID : Le taux de positivité franchit les 7 % mais les cas baisseraient

Le directeur du ministère de la Santé a dit ne plus envisager de confinement cette année alors que l'année scolaire débute dans trois jours

Une employée du Magen David Adom fait un test antigénique rapide à un enfant israélien dans un centre de dépistage de la  COVID-19 à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une employée du Magen David Adom fait un test antigénique rapide à un enfant israélien dans un centre de dépistage de la COVID-19 à Jérusalem, le 18 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Ce sont plus de 7 000 Israéliens qui ont été testés positifs à la COVID-19 dans la journée de samedi – avec un taux de positivité qui passe à 7,09 %, un pourcentage sans précédent depuis le mois de février. Toutefois, un éminent expert a fait part de son optimisme, estimant que l’épidémie était endiguée à quelques jours de la rentrée des classes.

Sur 100 153 tests de dépistage réalisés samedi, 7 071 sont revenus positifs. Il y a un mois, ce taux de positivité était de 2,29 % seulement.

Dimanche matin, il y avait 80 579 cas actifs de coronavirus au sein de l’État juif, avec 1 175 personnes hospitalisées. 726 étaient dans un état grave et 149 étaient placées sous respirateur.

Neuf personnes sont mortes des suites de la COVID-19 samedi et douze se sont éteintes vendredi.

Malgré la hausse continue du nombre de cas, les écoles devraient rouvrir leurs portes mercredi dans tout le pays. Selon la station de radio publique Kan, plus de 3 000 élèves ont été testés positifs au coronavirus samedi, et 125 000 élèves et 6 500 personnels des écoles sont actuellement placés en quatorzaine.

Mais le directeur du ministère de la Santé, Nachman Ash, a confié au quotidien Israel Hayom qu’il ne pensait pas qu’il y aurait d’autres confinements cette année.

« Je crois que les élèves en Israël vont assister aux cours en présentiel pendant beaucoup plus de jours [que cela n’avait été le cas l’année dernière], a déclaré Ash à Israel Hayom.

Yahli, Shachar et Rumi qui commenceront l’école lors de la prochaine rentrée scolaire au Moshav Yashresh, le 28 août 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« Certains seront placés en quatorzaine obligatoire et nous travaillons actuellement à minimiser ce phénomène. Je ne vois pas de raison de ne pas procéder à la rentrée scolaire », a-t-il ajouté, notant que même dans les villes dites « rouges » – celles qui se distinguent par un taux élevé de coronavirus – les lycées, dans leur majorité, assureront les cours si plus de 70 % des élèves sont vaccinés.

Ash a par ailleurs déclaré au micro de la station Radio 103FM que le ministère de la Santé s’efforçait de garantir que les enseignants non-vaccinés qui refusent de se faire dépister tous les trois jours ne puissent pas entrer dans les écoles, malgré les difficultés juridiques que pose une telle interdiction.

« Actuellement, il n’existe rien, au niveau juridique, contre les professeurs non-vaccinés qui refusent de se faire tester », a dit Ash dans la matinée de dimanche. « Nous ne pouvons pas encore affirmer avec certitude que leur présence ne sera pas autorisée dans les écoles mais nous travaillons là-dessus ».

Certains groupes d’enseignants ont menacé de porter plainte s’ils devaient être exclus des classes, tandis que d’autres fonctionnaires du secteur public peuvent continuer à travailler.

Eran Segal, biologiste à l’Institut Weizmann et conseiller du gouvernement sur la question du coronavirus, a déclaré au micro de la radio militaire faire preuve d’un optimisme prudent à quelques jours de la rentrée scolaire.

« Même s’il y a une certaine hausse des taux d’infection, nous pouvons surmonter cela », a-t-il dit dimanche matin. Il a ajouté qu’il était possible que l’État juif compte « 1 200 cas graves de COVID-19 mais nous pouvons équilibrer la hausse des infections si un plus grand nombre d’adolescents vont se faire vacciner ».

Segal a indiqué que « l’épidémie n’a pas été stoppée – mais il y a une baisse, très certainement, dans les taux d’infection. Le nombre de cas graves s’est stabilisé et il est d’environ cent par jour – mais malheureusement, environ 20 % de ces cas graves vont succomber à la maladie ».

Une femme reçoit une troisième dose du vaccin contre le COVID-19, dans un centre de vaccination Meuhedet à Jérusalem, le 24 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Près de 70 % des Israéliens de 16 à 19 ans ont été pleinement vaccinés, et 80 % avaient reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus dimanche matin. Chez les 12 à 15 ans, 30 % ont reçu leurs deux doses de vaccin et 45 % en ont reçu une. Presque deux millions d’Israéliens ont d’ores et déjà bénéficié d’une injection de rappel – notamment 80 % des citoyens âgés de 70 à 79 ans.

De son côté, le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Salman Zarka, a dit au micro de la station de radio publique Kan, dimanche, qu’Israël apprenait à vivre avec le coronavirus.

« Le virus va rester », a expliqué Zarka. « Il y aura probablement une cinquième vague après la quatrième. Une fois que nous aurons accepté que le virus est bien là et que nous devons vivre avec, alors nous devrons trouver un équilibre ».

Mais Galia Rahav, directrice de l’unité des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba, a pour sa part mis en garde contre le relâchement en cette veille de rentrée scolaire et des Grandes fêtes.

« Nous devons faire très attention à cause de l’ouverture des écoles et des fêtes », a-t-elle expliqué à Kan, même si elle a noté que certains indicateurs pouvaient pousser à l’optimisme. « Il y a des statistiques plutôt positives. Il y a une baisse dans l’augmentation du nombre de cas graves chez les Israéliens qui ont reçu une troisième dose de vaccin. »

Depuis le début de l’épidémie, 6 958 Israéliens ont succombé à une forme grave de la COVID-19 – dont 485 au mois d’août.

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