Craignant des troubles, 20 000 policiers patrouillent dans les bureaux de vote
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Craignant des troubles, 20 000 policiers patrouillent dans les bureaux de vote

La commission centrale électorale a déployé 3 000 observateurs munis de caméras et qui ont pour instruction d'appeler la police s'ils surprennent quelqu'un d'autre filmer

Une femme vote dans un bureau de vote de l'implantation israélienne d'Efrat en Cisjordanie. (le 9 avril 2019)
Une femme vote dans un bureau de vote de l'implantation israélienne d'Efrat en Cisjordanie. (le 9 avril 2019)

Craignant des troubles en cette journée électorale, 20 000 policiers, en uniforme et en civil, ont été déployés dans les 10 700 bureaux de vote du pays.

« La police ne tolérera aucune violence, aucune provocation qui causera des troubles ou représentera une menace aux autres électeurs », a déclaré le chef de la police électorale Sigal Bar-Tzvi lundi.

La plupart des policiers seront équipés de caméras pour filmer des éventuels troubles, a signalé la Treizième chaîne.

La commission centrale électorale a déployé 3 000 observateurs, munis de caméras, dans les bureaux de vote susceptibles de devenir le théâtre de troubles. Ces observateurs ont pour instruction d’appeler immédiatement la police s’ils surprennent quelqu’un d’autre filmer les bureaux de votes, a indiqué le reportage télévisé.

Une caméra cachée sur un observateur du Likud, dans un bureau de vote d’une ville arabe, lors des élections du 9 avril 2019. (Crédit : Hadash-Taal)

Lors des élections d’avril, le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu a dépêché 1 200 observateurs du parti dans le secteur arabe, pour, selon le parti, éviter toute fraude électorale. Les détracteurs du parti y ont vu une tentative visant à dissuader les électeurs arabes d’aller voter.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), rencontre la présidente de la Cour suprême Esther Hayut et le vice-président Hanan Melcer, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 mai 2019. (Autorisation)

Le chef de la commission centrale électorale Hanan Melcer, juge à la Cour suprême, a interdit au Likud et aux autres partis, de filmer les bureaux de vote mardi. Netanyahu avait même tenté de faire rapidement adopter une loi autorisant les partis à filmer dans les bureaux de vote – pas dans l’isoloir, où se fait le vote – mais le texte a été rejeté.

Netanyahu a accusé ceux qui se sont opposés au projet de loi sur les caméras à vouloir « voler les élections » et a protesté dimanche contre l’échec « scandaleux » de la commission de Melcer à agir contre ce qu’il a décrit comme une fraude électorale d’envergure. Melcer a refusé de s’entretenir avec Netanyahu sur le sujet.

Des militants du parti travailliste ont accusé lundi le Likud d’avoir recruté des « voyons » pour tenter d’interférer dans le processus électoral dans certains bastions du parti travailliste, et Benny Gantz, chef de Kakhol lavan, a mis en garde contre le risque que le parti de Netanyahu encourage les perturbations aux bureaux de vote, une allégation rejetée par le Likud.

Le dirigeant d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, défend son parti lors d’un débat du Comité central des élections, le 14 août 2019. (Hadas Parush / Flash90)

Le chef du parti extrémiste Otzma Yehudit Itamar Ben Gvir a nié, dans une interview accordée à la radio militaire, que son parti avait l’intention de causer des troubles dans les bureaux de vote des villes arabes. Il a déclaré qu’il déploierait des observateurs dans ces bureaux pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fraude.

En dépit des multiples allégations de fraude avancées par Netanyahu en avril, les enquêtes de police n’ont trouvé que des irrégularités minimes, qui auraient – en fait – bénéficié au Likud et au parti ultra-orthodoxe Shas. La commission centrale électorale a également rejeté les allégations de fraude.

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