Création d’une banque de données sur les Israéliens d’avant 1948
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Création d’une banque de données sur les Israéliens d’avant 1948

Les archives couvrent la période entre 1937 et 1947 et sont constituées de 67 000 demandes de nationalité de l'époque de la Palestine mandataire, dont celle de Shimon Peres

Version numérisée de la demande de citoyenneté de Szymel Perski, 20 ans, qui deviendra Shimon Peres, au temps du mandat britannique, datée d'octobre 1943. (Crédit : Israel State Archives)
Version numérisée de la demande de citoyenneté de Szymel Perski, 20 ans, qui deviendra Shimon Peres, au temps du mandat britannique, datée d'octobre 1943. (Crédit : Israel State Archives)

Les archives nationales israéliennes ont permettent d’effectuer des recherches sur les noms des quelque 206 000 Juifs qui vivaient dans le pays avant la création de l’État d’Israël.

Les archives couvrent la décennie entre 1937 et 1947 et est constituée de 67 000 demandes de nationalité en Palestine sous mandat britannique.

Certaines demandes sont au nom de futures personnalités israéliennes, comme Shimon Peres par exemple.

Chaque demande contient les noms des membres de la famille, les dates et lieux de naissance, et d’autres trésors d’informations. Les documents eux-mêmes – chaque demande peut aller jusqu’à 20 pages – contient également les noms des deux personnes qui parrainent la demande de citoyenneté.

Le dossier du jeune Szymel Perski, âgé de 20 ans, qui deviendra l’homme politique Shimon Peres, contient des courriers manuscrits dans lesquels il indique avoir travaillé dans l’agriculture.

Il a également déposé une demande de changement de nom, dans laquelle il explique que « Szymel est une version erronée du nom Shimon en polonais ».

Demande manuscrite datée d’octobre 1943, du futur homme politique Shimon Peres, pour changer son nom et prénom, dans laquelle il affirmait que son prénom Szymel était la version polonaise du nom hébraïque Shimo. (Crédit : Israel State Archives)

De même, parmi les parrains des candidats à la citoyenneté, on trouve les noms de futurs Israéliens célèbres, comme Golda Meir, qui deviendra Première ministre, Shlomo Hillel, ministre du cabinet, l’actrice Hana Rubina et l’auteur Yehuda Burla.

Selon les archives d’État, la coopération avec MyHeritage a permis la numérisation des archives vieillies, garantissant ainsi leur survie et leur accessibilité – certains documents étant déjà illisibles ou impossibles à restaurer.

« La collection historique de la génération fondatrice [d’Israël] donne un aperçu de l’un des chapitres les plus importants de l’histoire du pays », peut-on lire dans un communiqué conjoint des archives nationales et de MyHeritage.

« Nombre de ces demandes de citoyenneté proviennent de Juifs qui avaient réussi à fuir les nazis à la dernière minute, juste avant que le sort des Juifs d’Europe ne soit scellé, ainsi que des survivants qui sont arrivés dans le pays après la Shoah. D’autre part, il y a des demandes de citoyenneté de la part de Juifs des pays arabes et du monde entier qui sont arrivés en terre d’Israël pour réaliser leur rêve sioniste, ainsi que des Juifs qui sont nés sur le sol d’Israël », poursuit le communiqué.

« Après la mise en œuvre d’importants efforts de numérisation et de développement, nous sommes heureux de pouvoir ajouter ces documents et de les rendre accessibles à nos utilisateurs », a déclaré Giald Japhet, PDG de MyHeritage.

Document d’archive du futur homme politique Shimon Peres, qui prête allégeance aux gouvernement de la Palestine sous mandat britannique, en recevant la nationalité, le 4 janvier 1944. (Crédit : Israel State Archives)

La base de données peut être consultée sur le site, en cliquant ici.

Il faut être membre pour accéder aux archives numérisées. Une période d’essai gratuite de 14 jours est offerte.

« De nombreux résidents du pays aujourd’hui, et des Juifs du monde entier, qui ont des proches en Israël, peuvent retrouver dans la base de données des documents et des photos de leur proches », a indiqué Japhet.

MyHeritage permet à ses utilisateurs de faire des recherches généalogiques en 42 langues, et contient plus de 8 milliards de documents historiques.

Ce projet est le fruit de la collaboration entre les archives nationales et la startup MyHeritage, dont les équipes ont travaillé pendant un an pour numériser et répertorier les 67 000 demandes.

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