Cyberdéfense : rencontre entre partis et sondeurs contre la menace de piratage
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Cyberdéfense : rencontre entre partis et sondeurs contre la menace de piratage

En prévision de tentatives de manipulation du scrutin, la Direction nationale du cyberespace a réuni des sondeurs et des représentants des partis et met en place une hotline

Yigal Unna, directeur général de la Direction nationale du cyberespace, prend la parole lors de la 5e Conférence et exposition internationale sur la sécurité intérieure et le cyberespace, le 13 novembre 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Yigal Unna, directeur général de la Direction nationale du cyberespace, prend la parole lors de la 5e Conférence et exposition internationale sur la sécurité intérieure et le cyberespace, le 13 novembre 2018. (Miriam Alster/Flash90)

La Direction nationale de la cybercriminalité d’Israël travaille en étroite collaboration avec les instituts de sondage et les partis politiques du pays pour les aider à éviter les tentatives de manipulation des résultats des élections du 9 avril.

Les responsables de la direction, qui relève du cabinet du Premier ministre, ont rencontré il y a quelques semaines des représentants d’instituts de sondage, et plus récemment, de grands partis politiques afin de les aider à empêcher le piratage de leurs systèmes informatiques. Les responsables craignent que les pirates informatiques ne tentent de fausser les résultats des sondages ou de divulguer les informations politiquement compromettantes des partis avant le vote, a rapporté dimanche la radio israélienne.

Une deuxième série de consultations sur la cyberdéfense est prévue dans les prochains jours pour les partis politiques.

L’agence a également lancé une ligne d’urgence – au numéro de téléphone 119 – pour que les organisations et les partis politiques puissent demander de l’aide s’ils pensent avoir été la proie de pirates informatiques.

Selon les responsables du cyberespace, l’un des principaux sujets de préoccupation est la diffusion, à l’approche du jour du scrutin, de courriels et de documents résultant de fuites et destinés à nuire à un parti politique particulier.

Vue de la Commission centrale électorale à la Knesset, le 6 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Ce qui est comparable aux fuites de courriels de la campagne d’Emmanuel Macron en France qui visaient à faire dérailler sa campagne un jour seulement avant l’élection.

Cela rappelle également les efforts de piratage de Wikileaks ayant visé la campagne d’Hillary Clinton et le Comité national démocrate en 2016, que les responsables du renseignement américain ont imputés à la Russie.

Cette information survient une semaine après un reportage similaire de la chaîne publique Kan, qui faisait état des préparatifs de la cyberdirection en vue d’attaques de pirates informatiques prévues le jour du scrutin ou à l’approche.

Le chef du service de sécurité du Shin Bet a récemment averti qu’une nation étrangère avait l’intention d’intervenir et influencer le scrutin. La Russie a depuis déclaré qu’elle n’avait pas l’intention de le faire.

La Direction nationale du cyberespace est entrée en fonction le 1er avril 2016, chargée par le gouvernement d’unifier et de soutenir les efforts déployés par l’État pour sécuriser la cyber-infrastructure civile israélienne. La direction « est responsable de tous les aspects de la cyber-défense dans la sphère civile, de la formulation des politiques et du renforcement de la puissance technologique à la défense opérationnelle dans le cyberespace », indique l’agence sur son site Web.

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