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Démission d’une employée juive de Google qui avait dénoncé un contrat avec Israël

Ariel Koren a déploré "un environnement hostile" en réponse à son mouvement de protestation contre un accord sur la construction de centres de données pour Israël

Le siège social de Google à Mountain View, en Californie, le 3 janvier 2013. (AP Photo/Marcio Jose Sanchez, Dossier)
Le siège social de Google à Mountain View, en Californie, le 3 janvier 2013. (AP Photo/Marcio Jose Sanchez, Dossier)

JTA — Une employée juive de Google qui avait pris la tête d’un mouvement de protestation contre un contrat majeur avec Israël a présenté sa démission suite à « des représailles », a-t-elle dit.

« En raison de représailles, d’un environnement hostile et d’initiatives illégales prises par la compagnie, je ne peux pas continuer à travailler au sein de Google et je n’ai pas d’autre choix que celui de quitter la firme à la fin de la semaine », a écrit Ariel Koren dans un communiqué publié mardi dans Medium.

« Au lieu d’écouter les employés qui veulent que Google se montre à la hauteur de ses principes éthiques, Google poursuit vigoureusement des contrats militaires et réduit au silence les voix de ses employés en utilisant le musellement et les représailles à mon égard et à l’égard de nombreux autres ».

Koren et un autre employé juif de Google avaient lancé, la semaine dernière, une campagne de pressions sommant Google d’annuler un contrat conjoint avec Amazon visant à établir des centres de données basées sur le cloud pour le compte du gouvernement israélien.

Le projet Nimbus permettra de transférer les données d’Israel dans six centres de stockage basés sur le cloud au cours des prochaines années. Selon Koren, cette initiative permettrait de surveiller les Palestiniens.

Au mois de mars, Koren avait fait savoir que Google lui avait expliqué qu’elle serait transférée au Brésil, à Sao Paolo, ce que l’employée avait considéré comme des représailles à l’encontre de son militantisme. Google a nié cette intention et le National Labor Relations Board n’a décelé aucun acte répréhensible après avoir mené une enquête, selon le New York Times.

Dans son communiqué, Koren a aussi évoqué les « Jewglers« , un forum pour les employés juifs de Google, qui n’accueille pas les Juifs anti-sionistes.

Koren a aidé à fonder le groupe activiste Respond Crisis Translation, qui fournit des services de traduction aux demandeurs d’asile.

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