Rechercher

Des avions israéliens escortent un bombardier américain vers le Golfe

Des avions de chasse israéliens F-15 ont escorté un bombardier B-52 alors qu'il traversait l'espace aérien israélien, dans une apparente démonstration de force à l'Iran

Illustration : Des chasseurs F-15 israéliens escortant un bombardier américain B-52 à travers l'espace aérien israélien en route vers le golfe Persique, le 14 février 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Illustration : Des chasseurs F-15 israéliens escortant un bombardier américain B-52 à travers l'espace aérien israélien en route vers le golfe Persique, le 14 février 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Des avions de chasse israéliens F-15 ont escorté dimanche un bombardier américain B-52 alors qu’il traversait l’espace aérien israélien en route vers le Golfe Persique, dans une apparente démonstration de force à l’Iran sur fond de tensions persistantes dans la région.

« Le vol a eu lieu dans le cadre d’une coopération étroite avec l’armée américaine, ce qui représente un élément important pour assurer la sécurité de l’espace aérien de l’État d’Israël et du Moyen-Orient », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

Depuis quelques mois, les jets israéliens escortant des bombardiers américains sont devenus un élément fréquent dans le ciel du Moyen-Orient.

En tout, deux bombardiers américains ont survolé la Méditerranée orientale et la région du Golfe dans le cadre d’un exercice avec plusieurs pays alliés dimanche, a annoncé l’armée américaine lundi, la quatrième mission de ce type cette année.

Les bombardiers lourds B-52H dits « Stratofortress » et pouvant transporter des armes nucléaires ont survolé la Méditerranée orientale, la péninsule arabique et la mer Rouge aux côtés d’avions de combat des forces aériennes britanniques, koweïtiennes et saoudiennes, « avant de quitter la région », est-il précisé dans un communiqué. Seize autres pays ont fourni un soutien logistique.

Cette année, l’armée américaine a effectué quatre survols du Moyen-Orient, l’avant-dernière mission remontant à juin.

Cet exercice démontre que les États-Unis et leurs alliés peuvent « rapidement déployer une puissance de combat écrasante dans la région », a commenté dans un communiqué le général Alexus Grynkewich, responsable des forces aériennes du commandement central américain (Centcom) couvrant le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Asie du Sud.

« Les menaces contre les Etats-Unis et nos partenaires ne resteront pas sans réponse. Les missions comme celle-ci démontrent notre capacité à unir nos forces pour dissuader et si nécessaire, vaincre nos adversaires », a ajouté le général Grynkewich.

Cet exercice intervient sur fond de tensions accrues avec Téhéran au sujet des pourparlers de Vienne visant à relancer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, dont les États-Unis se retirés en 2018.

Plus d’un an après le début des négociations, l’Union européenne, qui fait office de médiateur, a fait savoir que le texte soumis à l’Iran en août était le dernier.

Téhéran a affirmé lundi ne pas avoir reçu de réponse officielle des Etats-Unis à ses commentaires formulés la semaine dernière, jugés « non constructifs » par Washington.

L’armée de l’Air américaine a récemment frappé des milices soutenues par l’Iran en Syrie. Le mois dernier, le général Grynkewich a déclaré que les Etats-Unis étaient « engagés pour la stabilité régionale, que cela signifie dissuader l’Iran (ou) contrer des organisations extrémistes violentes ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...