Des champs incendiés dans des actes de vandalisme anti-juif et anti-palestinien
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Des champs incendiés dans des actes de vandalisme anti-juif et anti-palestinien

Dans l'implantation de Kfar Etzion, un verger de cerisiers a été détruit ; à Ad-Deirat, des champs de blé et des slogans haineux en hébreu ont été écrits sur les murs

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un cerisier incendié dans une attaque apparentée à un crime de haine dans l'implantation de Kfar Etzion, le 23 mai 2018 (Crédit : Yaron Rosenthal/Kfar Etzion Field School)
Un cerisier incendié dans une attaque apparentée à un crime de haine dans l'implantation de Kfar Etzion, le 23 mai 2018 (Crédit : Yaron Rosenthal/Kfar Etzion Field School)

Des vandales non-identifiés de Cisjordanie ont mis le feu à un verger de cerisiers israélien et à un champ de blé palestinien avant l’aube, mercredi, lors d’incendies volontaires présumés, causant des dégâts s’élevant à plusieurs milliers de shekels.

A Kfar Etzion, un verger de cerisiers a été incendié quelques jours avant le festival annuel de la cerise organisé par le Conseil régional de Gush Etzion. Les habitants d’implantations locales ont accusé des Palestiniens de Beit Ummar.

La police est arrivée sur les lieux et a ouvert une enquête sur l’incident mais n’a fait aucun commentaire sur d’éventuels suspects ou sur leurs potentiels mobiles.

Un communiqué du conseil régional a indiqué que l’incident de mercredi entrait dans le cadre d’une série de tentatives d’incendies enregistrées contre ses vergers depuis plusieurs semaines. Le mois dernier, des agriculteurs de Kfar Etzion ont rapporté le vol de tonnes de cerises.

Un cerisier incendié dans une attaque apparentée à un crime de haine dans l’implantation de Kfar Etzion, le 23 mai 2018 (Crédit : Yaron Rosenthal/Kfar Etzion Field School)

« Nous sommes les témoins d’attaques répétées et organisées de la part d’émeutiers arabes contre les communautés juives », a expliqué le président du Conseil régional de Gush Etzion Shlomo Neeman.

A quelques kilomètres au sud du village palestinien d’Ad-Deirat, dans les collines du sud de Hébron, un champ de blé a été incendié et des slogans de haine en hébreu ont été découverts sur les murs de l’une des habitations.

Le champ appartenait à Ahmad Adara, qui a expliqué au Times of Israel qu’il avait remarqué l’incendie en se levant à 4 heures du matin pour manger avant une nouvelle journée du ramadan.

Un champ de blé brûlé lors d’une attaque « prix à payer » présumée dans le village palestinien d’Ad-Deirat, le 23 mai 2018 (Crédit : Tag Meir)

« On a couru et on a essayé d’éteindre ce qu’on pouvait, mais il y a des milliers de shekels de dégâts dans ce qu’on n’a pas pu sauver », a dit Adara.

Les slogans écrits à la bombe en hébreu, sur les lieux, disaient « stop à au terrorisme de l’agriculture » – une phrase que les agriculteurs israéliens utilisent pour qualifier les attaques contre leurs récoltes qui seraient commises par les Palestiniens – et « On sera partout ».

La police a fait savoir qu’elle enquêtait sur les circonstances de l’incident.

Ce crime de haine apparent est survenu moins de 24 heures après que des dégâts similaires ont été découverts dans le village palestinien de Halhul, près de Hébron.

Des fermiers locaux avaient découvert deux acres de leurs vignobles détruits, la seconde attaque subie en moins d’une semaine.

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