Des Démocrates US s’inquiètent de la vente de F-35 aux Émirats arabes unis
Rechercher

Des Démocrates US s’inquiètent de la vente de F-35 aux Émirats arabes unis

S'inquiétant des conséquences du transfert d'avions aux ÉAU, les sénateurs Menendez et Feinstein présentent un projet de loi exigeant une surveillance du Congrès sur cet accord

Illustration. Un pilote et l’équipage d’un avion F-35 se préparent pour une mission à la base aérienne d'Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, le 5 août 2019. (Photo du sergent Chris Thornbury publiée par l'US Air Force, via AP)
Illustration. Un pilote et l’équipage d’un avion F-35 se préparent pour une mission à la base aérienne d'Al-Dhafra aux Émirats arabes unis, le 5 août 2019. (Photo du sergent Chris Thornbury publiée par l'US Air Force, via AP)

WASHINGTON (JTA) – Des Démocrates de premier plan du Sénat américain ont présenté un projet de loi qui ralentirait la vente d’avions de combat furtifs F-35 aux Émirats arabes unis, une partie de l’accord conclu par l’administration Trump pour inciter à la normalisation des relations avec Israël.

Les détracteurs de cette vente estiment qu’elle compromet l’“avantage militaire qualitatif” [QME] d’Israël dans la région.

Le sénateur Robert Menendez, président de la commission des relations extérieures, et le sénateur Dianne Feinstein, ancienne présidente de longue date de la commission du renseignement, ont présenté un projet de loi qui imposerait un contrôle du Congrès pour s’assurer que le transfert de l’avion est conforme à la loi américaine qui maintient l’avantage militaire qualitatif d’Israël au Moyen-Orient.

« Je reste préoccupé par les implications de la vente de notre avion de combat le plus avancé, étant donné les nombreuses questions en suspens, sans réponse, sur les implications de cette vente pour la sécurité nationale américaine, nos intérêts technologiques et les implications pour la stabilité régionale, y compris les paramètres juridiques de l’avantage militaire qualitatif d’Israël [QME] », a déclaré M. Menendez.

Un responsable de l’AIPAC, le principal lobby pro-israélien, a déclaré que le groupe n’avait pas pris position sur le projet de loi « bien que nous apprécions l’engagement des sénateurs à préserver le QME d’Israël ».

Robert Menendez, Démocrate du New Jersey, prend la parole lors d’une audience de la Commission sénatoriale des affaires étrangères, au Capitole à Washington, le 23 mars 2021. (Greg Nash/Pool via AP)

Le président Joe Biden avait gelé la vente, ce qui a suscité des critiques de la part des Républicains, qui estimaient qu’il remettait en cause l’accord de normalisation, surnommé « accords d’Abraham ». Il a débloqué la vente la semaine dernière.

Israël s’est d’abord opposé à la vente, mais a cédé après le lobbying des hauts responsables de la défense de Trump. Un certain nombre de démocrates pro-israéliens sont néanmoins restés méfiants à l’égard de la vente de cet avion ultra-moderne. Israël possède déjà ses propres avions à réaction F-35.

La surveillance prévue par le projet de loi retarderait considérablement toute vente, et une disposition qui exigerait de démontrer que « le pays bénéficiaire n’a pas commis ou permis des violations des droits de l’homme » serait probablement onéreuse pour les Émirats arabes unis, que les ONG de défense des droits de l’homme classent parmi les mauvais élèves.

Le projet de loi tire également un coup de semonce contre la vente de l’avion à l’Arabie saoudite.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...