Des Israéliens bientôt à l’ONU pour défendre leurs droits contre le Hamas
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Des Israéliens bientôt à l’ONU pour défendre leurs droits contre le Hamas

Les résidents veulent porter l'affaire devant l'autorité internationale après les violations répétées de l'accord de cessez-le feu non officiel entre le groupe terroriste et Israël

Les résidents du sud d'Israël demande le calme à la frontière avec la bande de Gaza, Tel Aviv, le 18 août 2018. (Luke Tress/Times of Israel)
Les résidents du sud d'Israël demande le calme à la frontière avec la bande de Gaza, Tel Aviv, le 18 août 2018. (Luke Tress/Times of Israel)

Les résidents du sud d’Israël s’apprêtent à déposer un recours aux Nations Unies contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et cherche à détruire Israël, qu’ils accusent de violer leurs droits humains.

Les communautés prévoient de dénoncer les lancers continus d’engins incendiaires depuis la bande de Gaza vers Israël, qui ont continué ce week-end malgré la trêve non officielle renouvelée récemment entre le gouvernement israélien et le Hamas, selon un reportage de samedi de la Douzième chaîne d’information.

Les résidents des zones affectées dans le sud d’Israël et les responsables politiques locaux examinaient les pré-requis légaux pour déposer une requête indépendante aux Nations unies, selon le reportage.

Les communautés les plus proches de Gaza ont été très largement visées par les différents épisodes de violence initiés par des groupes terroristes palestiniens ayant perpétré d’innombrables tirs de roquette et de mortier. L’année dernière, les manifestations hebdomadaires ont attiré des milliers de manifestants gazaouis à la barrière de sécurité dans des événements qui ont souvent pris une tournure violente, se traduisant par des émeutes et des tentatives de franchissement de la barrière.

Des Palestiniens s’opposent à l’armée israélienne à la frontière entre Israël et Gaza à proximité de Gaza City, le 28 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

En outre, un flux presque constant d’engins incendiaires lancés depuis Gaza a ravagé la faune et la flore ainsi que l’agriculture du sud d’Israël.

Cette semaine, environ 100 feux ont ainsi été déclenchés par des engins incendiaires transportés par des ballons et lancés depuis l’enclave, selon les chiffres des services de pompiers locaux.

En réaction aux attaques continues – une violation de l’accord officieux de cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes de Gaza – Israël a bloqué l’approvisionnement en carburant de la bande de Gaza mardi, une décision critiquée par des défenseurs des droits humains qui ont parlé de punition collective.

Vendredi, dans le cadre d’un accord de renouvellement de la trêve, un officiel israélien anonyme a confirmé qu’Israël avait repris les livraisons de fuel interrompues plus tôt dans la semaine et élargi la zone de pêche à 28 km, contre 18,5 précédemment. Israël ne reconnaît pas officiellement les accords de cessez-le-feu ou les négociations avec le Hamas.

L’officiel a expliqué qu’en échange, le Hamas « a promis de mettre un terme aux attaque sur Israël », en référence aux ballons incendiaires.

Vendredi, une série d’incendies s’est déclenchée à proximité de la frontière, et au moins un feu a été déclenché à côté du kibboutz Air Am samedi.

Des jeunes Palestiniens préparent des ballons incendiaires à envoyer en Israël à l’est du camp de réfugiés de Bureij, dans la bande de Gaza, le 31 mai 2019 (Crédit : Hassan Jedi/ Flash90)

Israël est réticent à faire usage de la force contre les groupes qui lancent des ballons incendiaires. L’Etat juif préfère réagir aux agressions en limitant la zone de pêche au large de Gaza. Les résidents du sud d’Israël ont appelé l’armée, à de nombreuses reprises, à faire un usage plus intensif de la force pour éviter les attaques incendiaires.

Les Israéliens du sud ont accusé le gouvernement de négliger leur sécurité, les traitant comme de la « chair à canon », alors que Jérusalem s’efforce de négocier avec le Hamas pour obtenir le calme.

Israël a aussi autorisé le Qatar à distribuer périodiquement de l’argent dans le territoire gazaoui, espérant apaiser le Hamas, qui devient violent quand il estime qu’Israël retarde ou empêche les livraisons d’argent liquide d’entrer.

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