Des Juifs débarqués par un chauffeur d’Uber palestinien à Los Angeles
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Des Juifs débarqués par un chauffeur d’Uber palestinien à Los Angeles

Le service de taxi a qualifié "d'horrible" l'incident après que l'homme, appelé Mustafa, a fait débarquer ses passagères qui revenaient d'une fête de la journée de l'Indépendance

Photo d'illustration. Un chauffeur Uber. (Crédit : CC BY 2.0 Wikipedia/Alexander Torrenegra)
Photo d'illustration. Un chauffeur Uber. (Crédit : CC BY 2.0 Wikipedia/Alexander Torrenegra)

JTA — Un chauffeur d’Uber de Los Angeles qui a déclaré être Palestinien a fait sortir deux femmes juives de son véhicule après avoir appris qu’elles revenaient d’une fête organisée pour Yom HaAtsmaout

L’incident est survenu le 19 mai, a fait savoir le Jewish Journal de Los Angeles.

Le chauffeur, qui s’appelle Mustafa, a demandé aux femmes d’où elles revenaient après qu’elles ont pris place sur la banquette arrière. Les femmes ont d’abord hésité à répondre puis elles se sont finalement confiées, voyant que le chauffeur n’allumait pas le moteur de la voiture.

Mustafa a alors ordonné à ses passagères de sortir de son véhicule.

« Il a commencé à rire puis il nous a regardé dans les yeux et il nous a dit : ‘Vous devez descendre de ma voiture. Je suis Palestinien’, » a raconté l’une des femmes, qui s’est présentée sous le nom de Dayna, au Jewish Journal.

Elle a ajouté que le conducteur « voulait clairement faire passer un message ».

Dayna a expliqué utiliser Uber tous les jours et que c’est la première fois qu’il lui est demandé de débarquer ainsi d’un véhicule.

La deuxième femme, qui a pris le pseudonyme de Rachel, a raconté au journal qu’elle « a pu voir ses yeux et il regardait tout autour du lui… son regard était fou… enragé… et j’ai eu peur ».

Dayna a immédiatement envoyé un courriel à Uber et elle a reçu une réponse automatique.

« Nous sommes désolés de cette mauvaise expérience », disait le message. « Vous ne serez pas facturé pour cette course. »

Dayna a confié au Jewish Journal que quelqu’un, au sein de l’entreprise, aurait dû entrer en contact avec elle personnellement et qu’Uber devait renvoyer ce chauffeur.

Le Jewish Journal s’est entretenu avec Uber, qui a pris en compte la plainte et indiqué au journal que le conducteur avait été sorti de l’application.

« Uber ne tolère aucune forme de discrimination », a dit un courriel écrit par le porte-parole d’Uber. « Ce qui est décrit ici est horrible ».

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