Des pays européens soutiennent une résolution anti-Israël à l’ONU
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Des pays européens soutiennent une résolution anti-Israël à l’ONU

La France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie ont rejoint la majorité pour soutenir la motion du Conseil des Droits de l'homme critiquant l'État juif ; Bahreïn absent du vote

Illustration : des délégués dans la salle de réunion du Conseil des droits de l'homme au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le 2 juin 2009. (AP Photo / Keystone / Salvatore Di Nolfi)
Illustration : des délégués dans la salle de réunion du Conseil des droits de l'homme au siège européen des Nations unies à Genève, en Suisse, le 2 juin 2009. (AP Photo / Keystone / Salvatore Di Nolfi)

Le Conseil des Droits de l’homme des Nations unies a adopté mardi une résolution critique contre Israël à une écrasante majorité. La France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie ont tous soutenu la motion.

Le texte contenait 19 paragraphes critiquant la politique d’Israël, avec un seul faisant référence aux roquettes tirées vers l’État juif, a déclaré un groupe observateur de l’ONU. Il a été adopté par 22 voix contre 6, avec 8 abstentions.

UN Watch, organisation à but non lucratif basée à Genève qui surveille le biais présumé anti-israélien de l’organisation mondiale, a publié une déclaration dénonçant la résolution adoptée mardi.

« Le fait que cette résolution ait été littéralement écrite par les Palestiniens, avec des co-sponsors qui incluent le Pakistan au nom des pays islamiques ainsi que le régime vénézuélien de Maduro, ressort clairement du texte, avec une condamnation omniprésente des actions israéliennes, sans aucune mention du Hamas, du Jihad islamique ou de l’Autorité palestinienne », a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch.

Bahreïn, pays du Golfe qui a récemment établi des relations avec Israël, était absent du vote. Les pays qui ont voté contre la motion sont l’Autriche, le Brésil, la Bulgarie, le Cameroun, le Malawi et le Togo.

En outre, UN Watch a noté que l’Inde avait changé son vote, passant d’un « oui » l’année dernière à une abstention mardi.

Le Danemark, le Japon, le Mexique, la Pologne, la Corée du Sud et l’Uruguay ont également voté en faveur de la résolution, qui s’est dite « gravement préoccupée par les informations faisant état de graves violations des droits de l’homme et de graves violations du droit international humanitaire, y compris d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. »

La résolution a également dénoncé le « traitement préférentiel » d’Israël aux résidents des implantations de Cisjordanie par rapport aux Palestiniens.

Hillel Neuer of UN Watch (photo credit: Michal Fattal/Flash 90)
Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch. (Crédit : Michal Fattal/Flash 90)

« Si la résolution portait vraiment sur les droits humains des Palestiniens, elle n’aurait pas ignoré totalement les abus de l’Autorité palestinienne, y compris les meurtres arbitraires, la torture et la détention arbitraire », a déclaré Neuer.

Israël a fortement critiqué le Conseil des droits de l’homme au fil des ans, affirmant qu’il se concentrait de manière disproportionnée sur l’État juif tout en ignorant les abus de régimes et de gouvernements autocratiques – et même en les acceptant comme membres.

Un élément permanent à l’ordre du jour du Conseil est le point 7 (« la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ») qui, depuis son adoption en 2007, vise Israël par une censure, une mesure face à laquelle aucun autre pays n’est confronté à l’ONU.

L’ancien président américain Donald Trump s’est retiré du conseil en 2018 en raison de son intérêt disproportionné concernant Israël, et parce qu’il n’avait pas réussi à répondre à une longue liste de réformes exigées par Nikki Haley, ambassadrice américaine de l’époque aux Nations unies.

Les États-Unis ont annoncé qu’ils réintégreraient le conseil sous la nouvelle administration Biden, mais ont souligné qu’il était « imparfait et qu’il fallait une réforme ».

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